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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 19:29
Le mythe de la caverne remis au goût du jour!

Le mythe de la caverne remis au goût du jour!

La vérité est un mot abstrait que la plupart des hommes emploient indifféremment pour erreur et mensonge et parfois le mythe permet de discerner le bon grain de l’ivraie, révélant les chemins qui mènent à une impasse. N’est-il pas étrange que cette construction politique régionale ait pris le nom d’Europe, une histoire de princesse qui cumule l’adultère, la tromperie, l’imposture, la métamorphose et l’enlèvement, princesse qui à l’image du peuple se fait voler son avenir par un Zeus “Jupitérien” dont la connexion à la constellation du Taureau souligne les origines stellaires ?

L’ENLEVEMENT D’EUROPEIA [1]

La montagne était bleue et la mer était rose.

Du limpide horizon, dans l’air tout embaumé,

L’Aurore, fleur céleste et récemment éclose,

Semblait s’épanouir sur le monde charmé.

 

Non moins roses que l’Aube, au bord des vastes ondes,

Les trois Vierges, avec des rires ingénus,

Laissant sur leur épaule errer leurs boucles blondes,

Se jouaient dans l’écume où brillaient leurs pieds nus.

 

Le sein libre à demi du lin qui les protège,

Une lumière au cœur et l’innocence aux yeux,

Et la robe agrafée à leurs genoux de neige,

Elles allaient sans peur des hommes et des Dieux.

 

Voici qu’un grand Taureau parut le long des côtes,

Grave et majestueux, ayant de larges flancs,

Une étoile enflammée entre ses cornes hautes

Et des éclats de pourpre épars sur ses poils blancs.

 

Le souffle ambroisien de ses naseaux splendides

L’enveloppait parfois d’un nuage vermeil

Tel que la vapeur d’or dont les Époux Kronides

Abritaient leur amour et leur divin sommeil.

 

Il vint, et dans le sable où l’écume s’irise

Se coucha, saluant d’un doux mugissement

Le beau groupe immobile et muet de surprise,

Et caressa leurs pieds de son mufle fumant.

 

Or, le voyant ainsi prosterné, l’une d’elles,

Dont l’œil étincelant reflétait le ciel bleu,

Plus jeune, et la plus belle entre les trois si belles,

S’assit sur ce Taureau superbe comme un Dieu.

 

Tandis qu’elle riait dans sa naïve joie,

Lui, soudain se dressa sur ses jarrets de fer,

Et, rapide, emportant sa gracieuse proie,

En quelques bonds fougueux s’élança dans la mer.

 

Les deux autres, en pleurs, sur les algues marines

Couraient, pâles, les bras étendus vers les flots,

Suppliaient tour à tour les Puissances divines

Et nommaient leur compagne avec de longs sanglots.

 

Celle-ci, voyant fuir le doux sol d’Héllénie,

Se lamentait, tremblante : – Où vas-tu, cher taureau ?

Pourquoi m’emportes-tu sur la houle infinie,

Cruel ! toi qui semblais si docile et si beau ?

 

Vois ! La mer est stérile et n’a point de prairies

Ni d’herbage odorant qui te puisse nourrir.

Hélas ! J’entends gémir mes compagnes chéries…

Reviens ! Ne suis-je pas trop jeune pour mourir ? –

 

Mais lui nageait toujours vers l’horizon sans bornes,

Refoulant du poitrail le poids des grandes

Eaux Sur qui resplendissait la pointe de ses cornes

A travers le brouillard qu’exhalaient ses naseaux.

 

Et quand la terre, au loin, se fut toute perdue,

Quand le silencieux espace Ouranien

Rayonna, seul, ardent, sur la glauque étendue,

Le divin Taureau dit : – Ô Vierge, ne crains rien.

 

Je suis le Roi des Dieux, le Kronide lui-même,

Descendu de l’immense Éther à tes genoux !

Réjouis-toi plutôt, ô Fleur d’Hellas que j’aime,

D’être immortelle au bras de l’immortel Époux !

 

Viens ! Voici l’Ile sainte aux antres prophétiques

Où tu célébreras ton hymen glorieux,

Et de toi sortiront des Enfants héroïques

Qui régiront la terre et deviendront des Dieux !

Changeons de perspectives.

Changeons de perspectives.

Mais pourquoi devrions-nous adhérer à pareille forfaiture ? Sommes-nous impuissants à conjurer le sort fut-il celui d’un mythe alors même que la musique des sphères nous invite à nous ouvrir aux mondes étoilés ? Nous ne sommes pas démunis et la musique par exemple, cette combinaison des fréquences en sons, peut nous sortir du pétrin, à l’image de ce joueur de flûte de Hamelin [2] qui libéra des rats le village.  Même s’il faut s’exprimer par les mots pour contrer les maux, les sons produits supportent la mélopée des révoltés.

De l'influence de la musique.De l'influence de la musique.

De l'influence de la musique.

La musique [3] est transcendance, limpidité, ascension. Les religions furent les premières à s’en aviser. Elles mêlèrent la musique à leurs toutes premières manifestations et ne se sont jamais passées d’elle, qui reçoit l’homme à son berceau et l’accompagne jusques au bord de sa tombe. Bref, elle constitue, mais à rebours, une sorte d’archétype platonicien. Alors que, selon Platon, la pensée se conforme aux idées qui l’ont précédée, la musique, elle, tire de la vie sa substance propre. Ici, comme chez le grand philosophe ami de Socrate, l’âme, c’est-à-dire la purification extrême, agit seule parvenue au summum de ses possibilités. A travers des moyens différents, les deux sublimes systèmes aboutissent à des résultats identiques. Prise en son ensemble, la musique rejoint ainsi les vers de Lamartine :

Mon âme comme un feu qui brûle et qui parfume

Ce qu’on jette pour la ternir.

La comparaison est exacte. La musique, elle aussi, étant la sœur sacrée de la flamme, possède le don de réduire en cendres les scories que lui impose la matière. Comme le soleil, elle se meut en resplendissant. Elle accomplit le familier miracle du cosmos dont les groupements stellaires sont à nos yeux éclat et rythme divins.

Que savons-nous des accidents de leur course et des transfigurations obtenues par l’espace auxquelles nous devons ces cadences, cette géométrie chantante dont elles enivrent l’œil qui les considère et l’esprit qui les poursuit ?

Que nous important, lorsque nous les regardons vivre, leur lumineuse vie, l’argile mortelle dont elles sont faites et leurs désastres de là-haut et leurs chutes éperdues dans le gouffre des mondes ? Chutes, tourbillonnements, poussière et la mort même, le mouvement qui les pousse en font cette immortalité qui nous engage à espérer la nôtre. Pareille à elles et grâce au tourbillonnement réglé qui la conduit, la musique est la pureté suprême, cette chose enfin qui, avec les étoiles, s’allie au sang de l’homme et à ses rêves : l’Harmonie.

 

Ne le dit-on pas, nous sommes des poussières d’étoiles au sens propre comme au figuré, les cendres de ces créatrices qui nous invitent à les célébrer. Quoi de plus légitime en ce début du XXI ième siècle que de faire alors du ciel étoilé, le moteur de notre destinée et d’observer dans cet infini et la voie lactée les ferments de la multiplicité qui nous font comprendre l’unité. A cette fin, deux publications très récentes viennent compléter nos horizons spatiaux et temporels et aident à la compréhension de notre voisinage…

Les autres mondes.

Les autres mondes.

https://arxiv.org/pdf/1705.07816.pdf

The Drake Equation as a Function of Spectral Type and Time Jacob Haqq-Misra1,2,* and Ravi Kumar Kopparapu

L’équation de Drake comme une fonction du Type Spectral et du Temps.

 

https://arxiv.org/pdf/1705.09685.pdf

`On the Spin States of Habitable Zone Exoplanets Around M Dwarfs: The Effect of a Near-Resonant Companion

Sur les états de rotation des exoplanètes orbitant dans la zone habitables des naines de Type M: L’effet de résonnance d’un compagnon proche.

 

La première vient renforcer l’idée d’une humanité terrestre qui émerge dans un cosmos qui a déjà vécu et où se trouve très certainement d’autres consciences…Nous ne sommes certainement pas les premiers sauf à imaginer un processus de “synchronisation” à l’échelle de l’univers qui déclencherait la course à l’échalote de la vie (une température du fond cosmologique seuil par exemple) et même dans ce dernier cas, la diversité des systèmes est telle qu’entre ceux qui naissent dans un environnement plutôt calme laissant à la vie le temps et la possibilité d’évoluer et de se complexifier et ceux qui naissent dans des environnements chahutés ou des remises à zéro périodiques se produisent sous l’effet de multiples évènements (astéroïdes, supernova proche, etc.), les décalages temporels parmi les civilisations de l’espace ne sont pas forcément une exception mais apparaissent comme la règle. Je ne vais pas repasser en revue l’équation de Drake, mais aller directement aux

 

Conclusions :

Conceptuellement, la galaxie a fourni l’opportunité à d’autres civilisations capables de communiquer de s’épanouir avant la formation de la Terre. Nous produisons une analyse de l’équation de Drake qui utilise les observations contemporaines et les modèles théoriques, argumentant qu’aucun de ses paramètres astrophysiques ne montrent un comportement de transition de phase évident. Cependant, nous considérons aussi deux possibilités concernant l’avènement de l’émergence de civilisation communicante, qui introduit un comportement de transition de phase qui dépend du type spectral de l’étoile hôte.

L’hypothèse EET (Le temps évolutif égal) permet l’émergence de la vie autour des étoiles naines de type spectral G, K et M environ 4 milliards d’années après la formation de la galaxie. Conceptuellement, d’autres civilisations pourraient s’être développées entre cette période et la formation de la Terre (environ 9 milliards d’années après que la galaxie se soit formée). Cette période de 5 milliards d’années dans l’histoire de la galaxie fournit une large fenêtre au développement de la biologie, de l’intelligence et d’une civilisation communicative sur d’autres mondes. A moins que d’autres facteurs ne contribuent à une transition de phase plus récente pour l’émergence de l’intelligence, l’EET suggère une histoire où les civilisations précédentes dans la galaxie se sont développées et ont disparues (ou peut-être existent-elles encore aujourd’hui). L’EET suggère que les naines G, K et M pourraient constituer de bonnes cibles pour le SETI aujourd’hui, mais les étoiles naines M devraient être préférées à cause de leur valeur plus importante de l’équation de Drake Nmax.

Par contre, l’hypothèse PET (Temps d’évolution proportionnel) permet l’émergence de la vie autour de tous les types spectraux, avec un avènement qui se produit au milieu de la durée de vie sur la séquence principale de l’étoile hôte. La PET prédit que les naines de type F pourraient développer des civilisations communicantes dès 2 milliards d’années après la formation de la galaxie, alors que les civilisations des naines G pourraient émerger à 5 milliards d’années. De nouveau, ceci fournit une fenêtre de près de 7 milliards d’années entre les premières civilisations issues d’une naine F et la formation de la Terre. La PET prédit même une fenêtre historique plus grande que l’EET pour l’émergence passée d’une civilisation communicante. La PET prédit aussi que l’émergence de civilisations communicantes des naines K et M demeure dans le futur, donc les naines G et F sont les meilleures cibles pour le SETI aujourd’hui.

Bien qu’à la fois la EET et la PET fassent des hypothèses simplificatrices, nous affirmons que la PET est préférable pour guider les observations de SETI. L’absence visible de signaux détectés par SETI suggère donc que les civilisations communicantes sont suffisamment rares pour justifier une observation beaucoup plus prolongée- ou alors, peut-être que nos méthodes de détection sont imparfaites. L’EET pourrait vraiment suggérer que le silence de SETI montre que l’intelligence est rare et que nous sommes seuls-après tout [4], si la vie peut se produire avec un timing indépendant du type spectral (et si l’intelligence technologique est commune), alors nous devrions nous attendre bientôt à voir des signes de civilisation communicante autour des systèmes de naines M avec toutes les recherches telle que l’initiative “Breakthrough Listen”. An contraire, La PET prédit que le pic des civilisations pour les naines K et M demeure dans le futur, aussi l’absence de signaux pour ces types de systèmes est à attendre. La PET suggère que les systèmes de naine G, peut-être plus vieux que notre système solaire, sont les meilleures cibles pour chercher les signes de la vie intelligente communicante aujourd’hui.

Nombre maximum de civilisations communicantes, Nmax en fonction du temps depuis la formation galactique. Hypothèse EET à gauche. PET à droite.

Nombre maximum de civilisations communicantes, Nmax en fonction du temps depuis la formation galactique. Hypothèse EET à gauche. PET à droite.

La deuxième vient apporter une réponse (mais il y en a encore beaucoup d’autres) et un éclairage sur la question de la synchronisation gravitationnelle d’une planète orbitant autour d’une étoile de type spectral M (les plus nombreuses de la galaxie !). Rappelons que cette synchronisation gravitationnelle est un argument largement usité par les tenants de la terre rare pour éliminer la possibilité qu’une planète similaire à la Terre puisse orbiter autour d’une telle étoile et maintienne des conditions propices à la vie. Plus on avance et plus on se rend compte que cet argument s’étiole au fil du temps…

 

Extraits des conclusions :

Comme les observations révèlent plus de planètes autour d’autres étoiles, il devient clair que beaucoup de tel systèmes contiennent plusieurs planètes, orbitant dans des configurations compactes avec une interaction gravitationnelle mutuelle substantielle. De telles interactions sont particulièrement fortes lorsque les déplacements moyens des planètes voisines sont approximativement équivalents aux rapports rationnels d’ordre faible. Dans ce cas, les variations périodiques induites dans le déplacement moyen sont souvent assez importantes pour empêcher la rotation planétaire d’atteindre un équilibre stable, même sous l’influence d’un fort amortissement des marées.

….

Nous avons examiné la dynamique de la rotation planétaire et identifié une variété de comportements cycliques limites, incluant la libration, la circulation et des combinaisons des deux. De plus, les échelles de temps caractéristiques de l’illumination stellaire dérivant  sur la planète apparait être de l’ordre de quelques années à des décades, ce qui est comparable à l’inertie thermique des atmosphères des planètes terrestres. Ceci promet une variété de comportements de rétroaction intéressants et suggère que les climats des planètes habitables autour des naines M peuvent être beaucoup plus riche dynamiquement que ce que la traditionnelle rotation synchrone supposait.

 

Nous sommes la seule espèce existant dans l'univers.

Nous sommes la seule espèce existant dans l'univers.

Voilà, terminons ce voyage de l’ici et de l’au-delà par une sorte de paroles magiques qui faisant fi du local transmute notre temporalité en action :

 

Nous partageons cet infime soupçon

Qui structure notre horizon

Cette langue qui sculpte et structure le cerveau

Par les phrases et les mots qu’elle exprime tout haut

De Kinshasa à Casablanca, de Dakar à Montréal, d’Abidjan à Paris

Tu te fais de l’ici le porte-parole des modes de vie

De cette diversité des tropiques qui chante l’unique dans le multiple

De cette rigueur de la latitude qui s’exprime d’habitude

Non pas comme une certitude mais comme un nouveau prélude

La couleur n’est plus l’étendard de la peur mais le signe du cœur

Au-delà du blanc et du noir, c’est la symphonie des nuances qui exprime le bonheur

Où chacun panse les maux de sa condition dans l’amour de la liberté au-delà du marché

Dans cette pensée de l’intrication qui fait de l’union des contraires le moteur des journées

Pour célébrer dans la parole l’avènement d’un nouveau pole

Cette singularité de la sphère qui ne fait pas d’un point le monopole.

Car de Beti à Boni c’est la voix de la vie qui s’initie 

Émerge, intrique et tisse les habits de l’ici

Celui de l’humain qui dépassant le néant

Fait de l’amour, le moteur puissant du dorénavant.

 

La magie des ondes ou l'onde des magies?

La magie des ondes ou l'onde des magies?

[1] Leconte de Lisle, Charles-Marie, Œuvres : derniers poèmes de Leconte de Lisle, Édition de Paris, A. Lemerre, 1929.

[2] Encore faut-il en user en toute équité.

[3] Extraits de la conférence tenue par Mlle Hélène Vacaresco le 17 novembre 1928. Cf Conferencia, 23 ième année p 140-147.

[4] Après ce qui vient d’être présenté, cette remarque est incongrue et est assimilable à une sorte de contrebalancement culturel pour éviter de trop choquer la doxa actuelle !

 

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