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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 15:29
Une communauté?
Une communauté?Une communauté?

Une communauté?

Le concept de communauté des êtres conscients qui s’intéressent à l’altérité peut-elle être envisagé comme un exemple pratique répondant à la question plus générale de « Qu’est-ce qu’une communauté ? ». Notez ici que le concept de communauté est élargi et n’est pas transpécifique [0]ni limité à l’espèce humaine bien que les exemples donnés le soient. Il fait appel en particulier à une communauté illimitée au sens de Charles Sanders Peirce, à une communauté de recherche.

Il convient alors de « branler » les concepts de communauté, de communication et de connaissance pour faire s’exprimer de nouvelles émergences dans ce foisonnement intellectif, terreau d’un être au monde métaculturel apte à affronter les défis qui nous attendent. Dans ce cadre, on pourra « visiter » les articles suivants :

1 La communication hors du commun ou l’aporétique de la communauté inachevée:

https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/13962

L’aporie qui articule communication et incommunicabilité y est examinée à partir des thèmes de l’incommensurabilité des modes de vie en commun, de la biopolitique et du fascisme. Le fait que le péril qui menace de « nous » partager soit encore, malgré tout, ce que « nous » avons en partage invite à avancer là où aucune voie ne semble s’ouvrir. Le troisième mouvement présente les manières par lesquelles l’aporie de la communication peut être saisie en montrant qu’il est possible de penser par-delà l’opposition de la communication et de la non-communication.

2 La communauté en tant qu’expression de la vie (Cf. Jaulin), la diversité culturelle et une réflexion à partir du paradigme immunitaire de Roberto Esposito et de la communauté interrompue

3 La communauté illimitée de l’interprétation de Charles Sanders Peirce. Il s’agit ici notamment de quelques extraits traduits et trafiqués issus du livre de Francisco Castro Merrifield et Fernando Garcia Masip « El concepto de communidad ». Il me semble que s’introduit ici le concept de conscience collective en tant que méta expression des êtres conscients dans leurs rapports au monde. Cette conscience collective se présente comme une intégration fractale d’un ensemble de communautés culturelles d’êtres conscients, représentatives du « miracle » de l’inventivité de la vie. Ici l’approche est plutôt « occidentale » mais rien n’empêche de multiplexer selon son parcours de vie, n’est-ce d’ailleurs pas la richesse de l’affaire ?

Nous ne pouvons pas discerner les conditions de possibilité et la validité de la connaissance scientifique en se référant uniquement à la formation synthétique des théories et à l’analyse sémantique de la relation diadique entre les théories et les faits, sinon par l’intermédiaire d’un élément subjectif, analogue à l’unité transcendantale de la conscience kantienne, dans la dimension pragmatique triple de l’interprétations des signes. (Peirce)

La conscience est un terme vague, des fois il est utilisé pour signifier « Je pense » ou l’unité dans la pensée ; mais l’unité n’est pas autre chose que la consistance ou la reconnaissance de celle-ci. La consistance appartient à chaque signe, tant que ce sera un signe, il n’y a pas dans la conscience humaine quelque chose qui manque de correspondance dans le monde. Le mot ou le signe que l’homme utilise est l’homme même. L’organisme est uniquement un instrument de la pensée. Mais l’identité d’un être humain est la consistance entre ce qu’il fait et ce qu’il pense. Aussi l’existence de la pensée dépendra en grande partie de la pensée future de la communauté.

«... just as we say that a body is in motion, and not that motion is in a body, we ought to say that we are in thought and not that thoughts are in us » (Karl-Otto Apel).

Il convient alors de développer une logique synthétique d’investigation que l’on pourrait baser sur 3 inférences (ou 3 types de signes comme illustration de trois catégories fondamentales)

1 Un signe est quelque chose qui représente une autre chose pour un interprétant dans un certain aspect ou qualité :

La qualité dépourvue de relations, en vertu de laquelle quelque chose s’exprime comme quelque chose dans son « être-ainsi » par l’intermédiaire d’un signe. A cette catégorie correspond « l’icône » comme type de signe ; un icône qui doit être présent comme un type du signe ; icône qui doit être présente en tout prédicat d’un jugement d’expérience pour s’intégrer en une synthèse de la représentation (Repräsentation) d’un contenu de l’image d’une qualité du monde expérimentée.

2 La relation diadique du signe avec les objets pour la désignation. A cette catégorie correspond « l’indice » comme type de signe qui doit être présent dans tout jugement de l’expérience (par exemple comme fonction des pronoms ou des adverbes) pour garantir l’identification spatio-temporelle des objets qui doivent être déterminés par les prédicats.

3 La relation triadique du signe, en tant que médiateur/mandataire de quelque chose pour un interprétant. A cette catégorie correspond le type de signe « symbole » conventionnel qui exerce la fonction centrale de synthèse.

Le réel est ce que tôt ou tard, l’information et le raisonnement transformeront en résultat, de façon indépendante de mes caprices et des tiens. Ainsi, l’origine même de la conception de la réalité montre que cette conception implique essentiellement la notion de « Communauté », sans limites définies, et capacité de créer une augmentation définitive du savoir. Charles S.Peirce CP 5.311.

Dit autrement, le postulat sémiotique de l’unité supra individuelle de l’interprétation et le postulat de la logique d’investigation convergent vers une confirmation expérimentale de l’expérience en une unité, la communauté illimitée de l’interprétation. Le point central de cette approche consiste à considérer la connaissance comme une fonction médiatrice par les signes qui constitue une relation triadique qu’il n’est pas possible de réduire à une relation diadique. L’essentiel dans la connaissance n’est pas de connaître la réaction factice d’un objet de l’intra monde par rapport à un autre mais l’interprétation de quelque chose comme quelque chose qui doit être considéré par les signes. Aucun des éléments fondamentaux de la relation triadique ne peut manquer sans que se détruise la possibilité de la fonction cognitive et il s’ensuit entre autres choses que la connaissance est irréductible à des données perçues (positivisme classique), une relation diadique sujet-objet, et même une relation diadique entre les théories et les faits comme dans la sémantique (positivisme logique).

Nous découvrons que le jugement est soumis à une condition de consistance : ses éléments doivent être capables d’être réunis en une unité. Cette unité consistante qui appartient à tous nos jugements, on pourrait dire qu’elle nous appartient à tous. Ou, en l’exprimant mieux, comme elle appartient aux jugements de toute l’humanité, nous pouvons dire que nous appartenons à elle.

NB :

Vorstellungen : Unité objective des représentations dans un moi conscient ?

Repräsentation : Consistance sémantique d’une représentation des objets inter subjectivement validés

[0]Communication et animalité : Cartographie d’un commerce.

https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/10135

et son extension, en tant qu’exercice de pensée, à la question extraterrestre.

Une revendication légitime des êtres conscients?

Une revendication légitime des êtres conscients?

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