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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 17:50

Mundus Imaginalis – Des enlèvements à Corbin[0]en passant par Sohravardi[1].

 

Et si le phénomène des abductions, des enlèvements était en fait une sorte de contre partie réelle d’interconnexions de notre réalité avec une autre dimension bien réelle mais spirituelle appelée Mundus Imaginalis par Henry Corbin. Je ne sais pas si ce lien là a déjà été fait mais il se trouve que lors d’une conférence tenue au prestigieux MIT en 1992 sur les phénomènes d’enlèvements (Abduction study conference[2]), M Bullard[3] faisait le lien entre les rencontres rapprochées et les phénomènes de mort imminente dans le cadre d’une étude de Kenneth Ring[4] intitulée le projet Oméga[5]. Cette étude mettait en évidence que les personnes qui avaient fait l’objet de ces phénomènes, étaient aussi sujettes à un ensemble de phénomènes extraordinaires tout au long de leur vie comme par exemple, une sensitivité psychique plus développée, des apparitions, des expériences hors du corps, etc.

Erewhon[6], la terre de nulle part, Na-Koja-abad est bien différent d’une utopie parce qu’elle existe « réellement » et qu’elle correspond à ce Mundus Imaginalis décrit par Sohravardi au xii ième siècle dans son conte  « L’archange empourpré ».  Ne serait ce pas la traduction de cet espace collectif de l’âme humaine, des âmes humaines, cette dimension spirituelle qui «accompagnerait » la matière et où l’homme bien que vivant comme les dauphins dans la mer du matériel, viendrait prendre sa respiration dans l’atmosphère spirituelle du Mundus Imaginalis pour survivre,  nageant dans le printemps de la vie.

Nous[7] devons échapper à la surveillance de nos gardiens, ce qui revient à laisser temporairement le monde de l’expérience sensible et de nous retrouver dans une sorte de désert en présence d’un être qui est le Protoktistos, le premier né parmi les enfants du créateur, un être de pure lumière. Un être qui vient de la montagne de Qaf, de la où nous sommes venus et où nous retournerons une fois délivrés de nos chaînes.  La montagne de Qaf est la montagne cosmique constituée de sommets, de vallées, de ces sphères célestes qui entourent l’un dans l’autre, des montagnes cosmiques aux montagnes psychocosmiques qui sont la transition entre le cosmos physique et ce qui constitue le premier niveau de l’univers spirituel. Topographiquement, cette région commence sur la surface convexe de la neuvième sphère, la sphère des sphères, ou la sphère qui englobe tout le cosmos.  Et nous devons entreprendre ce voyage vers cette montagne pour retrouver l’autre moi, le moi supérieur, un moi dans la seconde personne. Il faudra comme Elijah se baigner dans le printemps de la vie pour accomplir ce transfert du visible, de l’exotérique (zahir), du monde naturel au monde invisible, interne, ésotérique (batin), au monde spirituel.

Pour réussir ce transfert, nous devons nous départir de ce que l’on appelle chez l’homme occidental « le réflexe agnostique » qui consacre le divorce entre la pensée et l’être. Combien de théories récentes produisent  tacitement ce reflexe grâce auquel nous espérons échapper à l’autre réalité qui s’exprime par certaines expériences (les enlèvements par exemple) et certaines preuves, en donnant toutes sortes d’explications ingénieuses sauf une ; celle qui nous permettrait de vraiment comprendre les mondes et les intermondes au delà de la montagne du Qaf.  Ces mondes au delà des univers physiques sont structurés en niveaux intelligibles seulement pour une existence dans laquelle l’acte d’être est en accord avec sa présence dans ces mondes. 

On pourrait distinguer trois catégories d’univers. Il y a notre monde physique et sensible, qui inclut à la fois le monde de la Terre (gouverné par les âmes humaines) et l’univers sidéral (gouverné par les âmes des sphères) ; c’est le monde sensible, le monde des phénomènes.

Il y a le monde suprasensible des âmes, des anges, le Malakut, dans lequel se trouvent les cités mystiques et qui commence sur la surface convexe de la neuvième sphère. Enfin, il y a l’univers des intelligences angéliques pures. A ces trois univers correspondent trois organes de connaissance : Les sens, l’imagination et l’intellect, une triade à laquelle correspond une triade anthropologique : Le corps, l’âme et l’esprit, une triade qui régule la triple croissance de l’homme.

On comprend que l’hypertrophie du corps, signe des temps et de la période actuelle au sens littéral contrarie le développement de l’âme et de l’esprit. On peut aussi se demander si la sainte trinité « le père, le fils et le saint esprit » de la religion catholique ne serait pas finalement une expression déguisée de cette triade fondamentale. Cette triade définie un triangle où chaque sommet est un élément de cette triade, chaque être conscient dessinerait un triangle spécifique et si, pour une même planète,  tous ces triangles «étaient rassemblés de façon concentrique en un cercle, ils dessineraient un « mandala » caractéristique de l’état physico spirituel de  ce monde (rotation).

 

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Nous observons immédiatement que nous ne sommes plus limités au dilemme de la pensée et de l’extension,  au schéma d’une cosmologie et d’une gnoséologie limitées au monde empirique et au monde de la pensée abstraite. Entre les deux se trouve un monde intermédiaire que  des auteurs désignent sous le nom "d’alam al-mithal", le Mundus Archetypus, le monde de l’image (cf les analogons de Sartre[8]), le Mundus Imaginalis : Un monde aussi ontologiquement réel que le monde des sens et celui de l’intellect, un monde qui nécessite une faculté de perception qui lui appartient, une faculté qui est une fonction cognitive, une valeur noétique, aussi réelle que les facultés de la perception sensible ou de l’intuition intellectuelle. Cette faculté est le pouvoir imaginatif, celle que nous ne devons pas confondre avec l’imagination et que l’homme moderne identifie aux « fantasmes » qui selon lui produisent seulement de « l’imaginaire ». Ici nous sommes alors simultanément  au cœur de notre recherche et de notre problème de terminologie.

Qu’est ce que l’univers intermédiaire ? Il est parfois désigné sous le terme de huitième climat. En fait, le monde de l’extension, perceptible aux sens, inclut 7 climats. Mais il existe encore un autre climat représenté par l’univers intermédiaire qui possèdent une extension et des dimensions, des formes et des couleurs bien qu’elles ne soient pas perceptibles aux sens comme elles le sont pour les objets physiques.

Non, ces dimensions, ces formes, ces couleurs sont en fait l’objet de la perception imaginative ou des sens psycho spirituels ; et ce monde, pleinement objectif et réel, où tout ce qui existe dans le monde sensible a sa contrepartie dans le monde intermédiaire, bénéficie d’une pleine existence mais n’est pas perceptible par les sens communs. Ce monde intermédiaire est appelé le huitième climat. On peut se demander si ce huitième climat ne serait pas quelque part une partie de ce que les ummites désignent sous le terme de BUAWA BIAEII (Univers qui codifie toute l'information)[9].

On devrait remarquer que les formes et figures du Mundus Imaginalis ne subsistent pas de la même manière que les réalités empiriques du monde physique ; sinon tout le monde pourrait les percevoir. Elles ne peuvent subsister dans le monde purement intelligible bien qu’elles aient une extension et une dimension, une matérialité « immatérielle » elles ont en en fait leur propre corporalité et spatialité (la spissitudo spiritualis du platoniste de Cambridge, Henry More[10])

Le Mundus Imaginalis est un monde dont le niveau ontologique est au dessus du monde des sens et en dessous du monde intelligible ; il est plus immatériel que le premier et moins que le dernier. Pour résumé, ce monde est le monde des « corps subtils », cette idée se montre indispensable si l’on veut décrire le lien qui unit l’esprit pur et le corps matériel. C’est la fonction cognitive de l’Imagination qui permet l’établissement d’une connaissance analogique rigoureuse, échappant au dilemme du rationalisme actuel.

Il y a des correspondances topographiques entre le monde sensible et le Mundus Imaginalis, l’un symbolisant l’autre, cependant il n’y a pas de passage de  l’un à l’autre sans fracture. A un moment donné, il y a une fracture mais le voyageur n’est pas conscient du moment précis auquel cette fracture se produit et par conséquent celle-ci ne peut être localisée géographiquement sur nos cartes.

Constatons que nous ne sommes plus les acteurs d’une culture traditionnelle ; nous vivons dans une civilisation scientifique qui est en train d’étendre son contrôle jusqu’aux images. Il est courant aujourd’hui de parler d’une « civilisation de l’image ». Mais l’on peut se demander si ce lieu commun n’est pas finalement une incompréhension radicale, une erreur complète. A la place de l’image élévée au niveau d’un monde qui pourrait lui être propre, à la place de l’image investie d’une fonction symbolique conduisant à une compréhension fondamentale, il y a surtout une réduction de l’image au niveau de la perception sensible pure et simple, et donc une dégradation définitive de l’image.  Plus le sens de l’imaginal est perdu et plus nous sommes condamnés à produire de l’imaginaire ?

Pour indiquer comment il est possible d’avoir une idée du comment répondre à la question concernant la réalité objective des figures surnaturelles et de leurs rencontres, je me référerai simplement à un texte extraordinaire où Villiers de L’Isle-Adam [11] parle du visage d’un messager insondable avec des yeux d’argile ; On ne pouvait le percevoir que par l’esprit.

Si l’on en revient au thème des enlèvements,  les gens qui en font l’expérience ne sont pas des sujets enclins aux fantasmes, élaborant des fictions ou des histoires à dormir debout. Ring propose que les « enlèvements » par les OVNI puissent être compris n’ont pas comme de purs fantasmes, ni littéralement par des visites d’extraterrestres mais selon une voie alternative qui se passerait dans un troisième domaine, le domaine de l’imaginal.  Comme je viens de le préciser longuement, ce domaine n’est pas illusoire et irréel mais il existe bel et bien et serait ce fameux Mundus Imaginalis doué d’une réalité perceptible par nos sens psychospirituels.  Ce monde imaginal ne serait perceptible que dans un état modifié de conscience, la perception de ce monde imaginal demanderait ces sens particuliers et spécifiques.  Les abductés, les enlevés seraient doués d’une sensibilité spécifique qui leurs permettrait de basculer dans ce monde imaginal plus facilement que le commun des mortels. Ils pourraient par conséquent constituer des sujets particulièrement intéressants pour des consciences/ êtres souhaitant intervenir dans les différentes « réalités » et créer des conditions d’interconnexion tangibles. C’est aussi une façon d’atteindre notre corps spirituel par notre corps physique et inversement et procéder ainsi à une sorte de conditionnement par rétroaction de notre conscience collective planétaire.

[0] L’Iran et la philosophie.

[1] L’Archange empourpré.

[2] « Kenneth Ring’s Imaginal Word Hypothesis » Abduction study conference at Massachusetts Institute of Technology- June 13 to 17, 1992.

[3] http://rr0.org/people/b/BullardThomasE/

[4] http://www.kenring.org/

[5]

 http://ecx.images-amazon.com/images/I/514SEL18VqL._SY445_.jpg

[6]http://fr.wikipedia.org/wiki/Erewhon

[7]Ce passage est en fait une traduction partielle et personnalisée d’un texte d’Henry Corbin. Rendons lui hommage au passage.

http://hermetic.com/moorish/mundus-imaginalis.html

[8]http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/caief_0571-5865_1998_num_50_1_1325

[9] http://www.ummo-sciences.org/fr/D792-1.htm

[10]« In quite another sphere the Cambridge Platonist HENRY MORE (1614-1687) was attracted by the idea of a fourth dimension, since it provided a place for spirits (Spissitudo essentialis), as he describes in his Enchiridion Metaphysicum (167I:384). I

http://www.maths.ed.ac.uk/~aar/papers/johnson1.pdf

[11] Villiers de L'Isle-Adam, L'Annonciateur (épilogue).

 

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 23:37

Atteindre notre corps spirituel par notre corps physique et inversement.

http://cdncontent.solarnovus.com/images/stories/Features/Twin_Creeks_Hyperion.jpg

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 19:42

Un seul système et 3 planètes de type terrestre dans la zone habitable d'une étoile naine! Je ne parle même pas des exolunes potentielles... Ce champ de recherche bouillonne et il suffit de compter le nombre de publications concernant les exoplanètes en ce mois de juin. La révolution est en marche et l'iceberg d'un nouveau paradigme pointe son nez sur la trajectoire du Titanic de la pensée formatée.

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A dynamically-packed planetary system around GJ 667C with three super-Earths in its habitable zone ⋆ ⋆⋆

http://arxiv.org/pdf/1306.6074v1.pdf

 

Gare aux vagues de l'été...


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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 21:16

 

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Ecnassiannoc al tse’c, tnegra’l sap tse’n ec, elleutir enômua’l ed eédi’L. éifnoc été a’m iuq tôpéd ec, ecnassiannoc al ed nod eriaf siod eJ. Engid ertê ne siannocer ej euq iulec à’uq tôpéd el erttemsnart ne siod  en ej siaM.  Engidni nu à stemer el ej, éifnoc tôpéd el shiart ej, euqirétosé étirév ettec ed egassem el riovecer ed éticapac al sap a’n li’uq ecrap, reitiréh’d étilauq al sap a’n iuq nu’uqleuq à tnemûdni elrap ej iS.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:45

Le mythe de la nouvelle frontière permet de répondre à l’arrivée d’une singularité qui concerne les matières premières si l’on veut faire perdurer le système actuel…

 

Capture-d-e-cran-2013-06-23-a--10.39.50.png 

Il n’est pas étonnant alors de trouver cette approche dans un nouvel Eldorado qui sera le système solaire. L’astuce permet, sans vraiment trop se poser de questions, de copier le modèle de la conquête de l’Amérique et de cette mythique frontière de l’ouest dans le système solaire à travers les astéroïdes…L’objectif est triple :

1-Mieux connaître notre système solaire (le prétexte).

2- Pouvoir faire perdurer un modèle aux aboies et gagner du temps (la réelle motivation)

3-« Nettoyer le système solaire » et au passage on notera que ces techniques permettent de  fabriquer de nouvelles armes « bien naturelles » qui pourraient être utilisées dans le cadre de tensions géopolitiques avec une gamme élargie d’options (la taille de l’astéroïde) selon le résultat visé (la finalité).

 

Je ne suis pas sure qu’une telle démarche fasse l’unanimité chez les peuples du cosmos et il ne serait pas étonnant que nous fassions l’objet d’une, comment dire, adhérence négative, dans ces projets futurs, ces eldorados de l’inconscience érigés en solutions !

Une réforme en profondeur de la société humaine est un prérequis avant d’aller « polluer notre système solaire » d’une logique consumériste irraisonnée du toujours plus.

http://arxiv.org/pdf/1306.2678v1.pdf

Asteroids in the service of humanity

 

« Il y a au moins trois raisons irrésistibles pour la race humaine de commencer un programme  considérable pour explorer et mieux comprendre les planètes mineures du système solaire :

1 Améliorer nos connaissances scientifiques : Les astéroïdes représentent des matériaux qui n’ont pas réussi à être incorporés dans les planètes quand le système solaire s’est formé. Comme tels, ils constituent une mine d’or métaphorique d’informations scientifiques relatant les propriétés du système solaire initial, les processus astrophysiques dans le disque protoplanétaire, et les premières étapes de la formation et l’évolution des petites planètes (US National Research Council, 2011). Le fait que beaucoup d’astéroïdes  (c’est à dire les parents des météorites de type chondrites) soient indifférenciés, et donc pratiquement inchangés depuis que le système solaire est formé, est spécialement important dans ce cadre. De plus, les astéroïdes différenciés (c’est à dire les sources des météorites métalliques et celles des achondrites) sont aussi d’un intérêt scientifique important, comme leur étude éclairera notre compréhension des étapes les plus précoces de la différentiation planétaire en cœurs, manteaux et croutes. Ces objectifs scientifiques peuvent seulement être pleinement considérés dans le contexte d’un programme ambitieux de l’exploration de l’espace capable de conduire in situ des recherches, de prendre des échantillons et de revenir sur  laTerre, après avoir visité un grand nombre d’astéroïdes de différents types.

2 Atténuer le risque d’impact : quelques astéroïdes, en particulier ceux qui passent près de la Terre dont les orbites croisent la Terre, représentent un danger d’impact pour notre planète/ En se basant sur des données en provenance du satellite infrarouge à grand champ de la Nasa (Wise), plus de 20 000 NEA (Near Earth Asteroïde) plus grands que 100 m de diamètre devraient exister, et il y a probablement plus d’un million d’objets (Mainzer et al, 2011) plus petits. Bien que la probabilité qu’un impact détruisant la civilisation soit faible (pas plus de un chaque 100 000 ans), comme les impacts de la Tunguska(1908) et de Chelyabinsk(2013) nous le rappellent, la Terre est frappée par les débris d’astéroïdes (et/ou cométaires) capables de provoquer des dommages conséquents et des pertes de vies beaucoup plus fréquentes. Pour mieux atténuer ce risque nous devons accroitre la connaissance du nombre et des orbites des NEAs (en particulier pour les plus petites tailles où les catalogues actuels sont incomplets), et de commencer à développer des techniques pour perturber ou dévier tous les objets trouvés sur des trajectoires de collision avec la Terre. Réaliser cette  capacité demande à la fois la capacité de voyager dans l’espace et d’être capable de visiter les astéroïdes à notre convenance (et certainement avec un préavis court) de façon à placer des équipements explosifs ou de propulsion à leurs surfaces, et une connaissance détaillée de la nature des surfaces des astéroïdes de façon à ce que nous puissions prédire comment ils réagiront à de telles interventions.

 

3 Utiliser les ressources extraterrestres : Les astéroïdes représentent une ressource potentielle significative en matières premières, à la fois en support des activités continues d’exploration de l’espace et pour l’économie globale plus élargie. Beaucoup de NEAs sont relativement faciles à atteindre en terme d’énergie  et possèdent une faible gravité en surface, ce qui minimiserait les coûts pour transférer des matériaux extraits d’eux vers la proximité de la Terre. De plus pour beaucoup de ces objets, la nature a déjà procédé à un affinage important, à notre place. Par exemple, les astéroïdes métalliques (qui constituent un faible pourcentage de la population des NEAs) sont essentiellement constitués de nickel et de fer pur, et bien que la Terre dispose de réserves importantes pour ces deux éléments, ils peuvent encore être très utiles dans le contexte d’un développement spatial futur. Peut-être que ce qui est plus intéressant c’est le fait que les astéroïdes métalliques contiennent aussi  en centaine de parties par million des éléments du groupe du platine et de l’or (PGEs), qui sont d’une valeur suffisamment grande ( par exemple pour les catalyseurs industriels) qu’il peut valoir le coup de les importer sur Terre (e.g Kargel, 1994). Aux prix actuels de ces éléments (20 à 50 000 $ le kilogramme) il résulte qu’un simple petit astéroïde métallique d’environ 200 mètres pourrait valoir de l’ordre de 100 millions de $. Donc, en plus d’être métaphoriquement des mines d’or scientifiques, quelques astéroïdes peuvent être de littérales mines d’or aussi ! De plus, bien que les astéroïdes ordinaires de type chondrite soient des objets essentiellement rocheux (qui représentent probablement la majorité des NEAs) ils contiennent des pourcentages élevés de  métaux Ni-Fe, et sont aussi associés de façon similaire à des niveaux de PGEs de l’ordre de la centaine de ppm. Les chondrites carbonnées (qui représentent 10 à 15 % des NEAs) sont relativement riches en produits volatiles, qui pourraient être d’une grande valeur pour une économie future de l’espace en fournissant de l’eau, de l’hydrogène, et de l’oxygène pour les missions spatiales futures sans avoir besoin de transporter ces matériaux depuis la Terre. Enfin, il y a aussi des arguments environnementaux forts pour extraire des matériaux communs (comme le fer, le nickel, le cuivre, et les éléments de terre rare de plus en plus important) des astéroïdes  comme une alternative  aux extractions décapantes de la Terre- les astéroïdes n’ont pas d’écosystème indigène qui peut être perturbé par les activités minières contrairement à notre planète (voir la discussion de Hartmann, 1986). Pour toutes ces raisons, développer la capacité d’extraire des ressources des astéroïdes, et d’autres sources extraterrestres, peut être vu comme un investissement important dans le futur de l’économie mondiale (e.g Crawford, 1995)

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http://www.nasa.gov/pdf/591067main_GER_2011_small_single.pdf

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 06:15

Une sacré pierre tombée du ciel dans le jardin du rationalisme stérilisateur et de nos « pseudo experts savants », docteurs bornés de la foi rationaliste…

Eh oui, voilà des faits qui viennent fissurer les fondements du crédo d’une vie rare dans l’univers au profit d’une vision où le multiple et la diversité sont la clé de compréhension du cosmos.  Il est grand temps que l’homme sorte de son berceau terrestre et essaye d’envisager, tout au moins pour le moment par la pensée, la complexité cosmique qui l’entoure. Cette prise de distance indispensable permettrait peut-être d’aborder nos difficultés terrestres sous un autre angle.

La problématique de la vie dans l’univers se résoudra comme celle des pierres tombées du ciel, par les faits!

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Journal of Cosmology, Vol,21, No,37 published, 10 January 2013
FOSSIL DIATOMS IN A NEW CARBONACEOUS METEORITE

N. C. Wickramasinghe*1, J. Wallis2, D.H. Wallis1 and Anil Samaranayake+3

http://arxiv.org/pdf/1303.2398v1.pdf

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:00

"What the abduction phenomena has led me( I would now say inevitably) to see is that we participate in a universe or universes that are filled with intelligences from which we have cut ourselves off, having lost the senses by which we might know them. It has become clear to me also that our restricted worldview or paradigm lies behind most of the major destructive patterns that threaten the human future- mindless corporate acquisitiveness that perpetuates vast differences between violence resulting in mass killing which could grow into nuclear holocaust ; and ecological destruction on a scale that threatens the survival of the earth’s living systems."

 

John E.Mack .  Abduction.

Je crois qu’il n’y a rien à rajouter à ce texte  magnifique qui pointe du doigt et résume les conséquences délétères d’un rationalisme stérilisateur, les singularités qui nous attendent, les mondes qui nous entourent ! Quelle est la solution ? C’est peut-être un soliton de la pensée, une sorte de vague monstrueuse qui appuyée sur la spiritualité fera vaciller les certitudes en un raz de marée de l’hébétude devant un inconnu toujours plus présent et actant.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 06:14

http://www.orionsarm.com/im_store/med_catapult.jpg

 

Un peu de sophontologie avec le bras "armé" d'Orion? A la lecture on se demande si c'est de la science ou de la fiction. Certainement les deux à la fois.

http://www.orionsarm.com/eg-topic/49350e2d34113

A propos de Shkadov Truster qui constitue un moteur stellaire de classe A et qui est en fait un miroir en forme d'arc sphérique conçu pour utiliser les impulsions provenant de la pression de radiation d'une étoile et générer une poussée, un scientifique s'est demandé dans une publication très récente s'il n'y aurait pas là matière à éventuellement détecter nos voisins. Une approche originale visant à observer les courbes de lumière de quelques transits d'exoplanètes qui sortiraient du lot.

http://arxiv.org/pdf/1306.1672v1.pdf

On the Possibility of Detecting Class A Stellar Engines Using Exoplanet Transit Curves 

 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 06:04

http://uavarese.altervista.org/0_Statistical_Drake_Equation.pdf

The Statistical Drake Equation

Claudio Maccone 

 

Nous fournissons une généralisation statistique de l’équation de Drake.

D’un simple produit de 7 valeurs numériques possibles, l’équation de Drake est maintenant transformée en un produit de 7 variables positives aléatoires. Nous appelons cela « L’équation statistique de Drake ». Les conséquences mathématiques de cette transformation sont ensuite développées. La preuve de nos résultats est basée sur le théorème de la limite centrale des statistiques (CLT).  En vrac, le CTL affirme que la somme de tout nombre de variables aléatoires indépendantes, chacune d’entre elles peut être distribuée aléatoirement, approche une Gaussienne (c’est à dire une loi normale) de variables aléatoires. Ceci est appelé la forme de Lyapunov, ou la forme de Lindeberg du CTL, dépendant mathématiquement des contraintes supposées sur les troisièmes moments des diverses distributions de probabilité. En conclusion, nous montrons :

 

1 La nouvelle variable N, représentant le nombre de civilisations communiquant dans la galaxie, suit la distribution LOGNORMALE. Alors , comme conséquence, la valeur moyenne de cette distribution lognormale est le nombre N dans l’équation de Drake. La déviation standard, le mode et tous les moments de cette distribution Lognormale sont aussi trouvés.

2 Les 7 facteurs de l’équation ordinaire de Drake deviennent maintenant 7 variables positives aléatoires. La probabilité de distribution de chacune des variables peut être ARBITRAIRE. Le CTL dans la soi disant formes de Lyapunov ou Lindeberg (qui toutes les deux ne font pas l’hypothèse que les facteurs sont distribués de façon identiques) le permet. En d’autres mots, le CLT « traduit » dans notre équation statistique de Drake en permettant une distribution arbitraire de probabilités de chacun des facteurs.  Bien entendu, ceci est à la fois réaliste physiquement et très utile pratiquement.

3 Une application de notre équation statistique de Drake suit alors. La DISTANCE (moyenne) entre deux voisins quelconques et civilisations communicantes dans la galaxie peut-être présentée comme étant inversement proportionnelle à la racine cubique de N. Alors, dans notre approche, la distance devient une nouvelle  variable aléatoire. Nous en déduisons la fonction de densité de probabilité, apparemment inconnue précédemment et surnommée « la distribution de Maccone» par Paul Davies.

4 Le principe d’enrichissement des données. On devrait remarquer que tout  nombre positif de variables aléatoires dans l’équation statistique de Drake est compatible avec le CLT. Aussi, notre généralisation permet pour beaucoup d’autres facteurs d’être ajoutés dans le futur au fur et à mesure qu‘une  connaissance scientifique plus fine de chaque facteur sera connue par les scientifiques. Cette capacité de faire de la place pour plus de facteurs futurs dans l’équation statistique de Drake, nous l’appelons  « le principe d‘enrichissement des données », et nous le considérons comme la clé pour des résultats futurs plus profonds dans le champ de l’astrobiologie et de SETI.

 

Finalement, un exemple pratique est donné sur comment notre équation statistique de Drake fonctionne numériquement. Nous avons travaillé en détail le cas, où chacune des 7 variables aléatoires est uniformément distribuée autour de sa moyenne et nous avons donné une déviation standard.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bd/Lyapunovzirconzity.jpg/320px-Lyapunovzirconzity.jpg

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 21:17

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Des problèmes pour trouver des solutions au dit paradoxe de Fermi ? Au rationalisme stérilisateur préférez l’approche de Stephen Webb :“Where is everybody?”, une perle du net à sauvegarder très rapidement avant que cela ne devienne plus accessible.

http://95.76.157.166/sarm/carti/Unde_sunt_extraterestrii.pdf

En attendant, pour les adeptes de la langue de Shakespeare

SOLUTION 1 : Ils sont ici et ils s’appellent les hongrois.

SOLUTION 2 : Ils sont ici et ils s’ingèrent dans les affaires humaines.

SOLUTION 3 : Ils sont ici et ils laissent des preuves de leur présence.

SOLUTION 4 : Ils existent et en fait c’est nous. Nous sommes tous des Aliens.

SOLUTION 5 : L’hypothèse du Zoo.

SOLUTION 6 : Le scenario interdit.

SOLUTION 7 : L’hypothèse du planétarium.

SOLUTION 8 : Dieu existe.

SOLUTION 9 : Les étoiles sont très loin.

SOLUTION 10 : Ils n’ont pas eu le temps de nous atteindre.

SOLUTION 11 : L ‘approche théorique de la percolation.

SOLUTION 12 : Les sondes de  Bracewell–von Neumann

SOLUTION 13 : Nous sommes des chauvins solaires.

SOLUTION 14 : Ils restent à la maison.

SOLUTION 15 : …et surfe le réseau 86.

SOLUTION 16 : Il font signe mais nous ne savons pas comment écouter.

SOLUTION 17 : Il font signe mais nous ne savons pas à quelle fréquence écouter.

SOLUTION 18 : Notre recherche stratégique est erronée.

SOLUTION 19 : Le signal est déjà là dans les données.

SOLUTION 20 : Nous n’avons pas écouté assez longtemps.

SOLUTION 21 : Tout le monde écoute mais personne ne transmet.

SOLUTION 22 : Les fous furieux.

SOLUTION 23 : Ils n’ont pas envie de communiquer.

SOLUTION 24 : Ils développent des mathématiques différentes.

SOLUTION 25 : Ils nous appellent mais nous ne reconnaissons pas le signal.

SOLUTION 26 : Ils sont quelque part mais l’univers est étrange.

SOLUTION 27 : Un choix de catastrophes.

SOLUTION 28 : Ils ont atteint la singularité.

SOLUTION 29 : Les cieux nuageux sont communs.


SOLUTION 30 : Des infinités d’Ets existent mais seulement une espèce est dans notre 

                             horizon particulaire : Nous.

SOLUTION 31 : L’univers est ici pour nous.

SOLUTION 32 : La vie peut n’avoir émergé que récemment.

SOLUTION 33 : Les systèmes planétaires sont rares.

SOLUTION 34 : Nous sommes les premiers.

SOLUTION 35 : Les planètes rocheuses sont rares.

SOLUTION 36 : Les zones habitables continues sont  étroites.

SOLUTION 37 : Les Jupiters sont rares.

SOLUTION 38 : La Terre a une pompe optimale de l’évolution.

SOLUTION 39 : La galaxie est une place dangereuse.

SOLUTION 40 : Un système planétaire est un endroit dangereux.

SOLUTION 41 : La tectonique des plaques du système terrestre est unique.

SOLUTION 42 : La lune est unique.

SOLUTION 43 : La génèse de la vie est rare.

SOLUTION 44 : La transition Prokaryote – Eukariote est rare.

SOLUTION 45 : Les espèces fabricant des outils sont rares.

SOLUTION 46 : Le progrès technologique n’est pas inévitable.

SOLUTION 47 : L’intelligence au niveau humain est rare.

SOLUTION 48 : Le langage est propre au humain.

SOLUTION 49 : La science n’est pas inévitable.

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Certaines solutions sont déjà un peu datées et peuvent être remisées au placard.

Qu’est ce que ET sinon un astéroïde de la pensée qui impactera nos cultures ? Une façon détournée de pendre conscience de cette problématique est proposée dans le cadre de l’astrosociologie à travers justement la menace « astéroïde ». Notez que ce faisant on introduit une approche négative du sujet, orientant celui-ci vers des aspects catastrophiques et des conséquences désastreuses.  On pourrait se demander si « astrosociologiquement parlant » on ne serait pas en train de constituer / créer la peur de tout ce qui pourrait venir de l’espace, astéroïdes ou tout simplement nos voisins…Peur bien commode car elle serait le moteur de toutes les manipulations en jouant sur le registre de l’émotion. Si je me félicite d’une prise de conscience de notre faiblesse en tant qu’espèce consciente par rapport à notre contexte spatial, je resterai cependant prudente quant à ses développements; c’est à dire OK pour étudier  comment  échapper à un impact catastrophique mais pas vraiment OK pour justifier le développement d’armes terrifiantes dont la finalité serait plus agressive que défensive.

http://www.astrosociology.org/Library/PDF/Newsletters/ARI-Newsletter_Vol-2_Iss-2_05-2013.pdf

A noter l’article concernant le Japon, ce pays mélange à la fois de modernité et de tradition qui semble encore une fois en avance dans ce contact et cette relation à « l’espace ». S’il fut un temps où l’occident conquit la planète, je pense que cette fois, la voie de l’espace (et ce faisant de l’espèce ?) sera véritablement ouverte par les cultures asiatiques et indiennes parce que justement leurs approches et  leurs rapports à l’inconnu ne se traduisent pas en terme de conquêtes, ni de colonies pour s’approprier le bien d’autrui mais bien plutôt en terme de conscience élargie. Ce n’est qu’un avis.

 

 

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