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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 20:01
L'oeil était dans la tombe et regardait Caen -Abel et Caïn I  Race d'Abel, dors, bois et mange; Dieu te sourit complaisamment. Race de Caïn, dans la fange Rampe et meurs misérablement. Race d'Abel, ton sacrifice Flatte le nez du Séraphin! Race de Caïn, ton supplice Aura-t-il jamais une fin? Race d'Abel, vois tes semailles Et ton bétail venir à bien; Race de Caïn, tes entrailles Hurlent la faim comme un vieux chien. Race d'Abel, chauffe ton ventre À ton foyer patriarcal; Race de Caïn, dans ton antre Tremble de froid, pauvre chacal! Race d'Abel, aime et pullule! Ton or fait aussi des petits. Race de Caïn, coeur qui brûle, Prends garde à ces grands appétits. Race d'Abel, tu croîs et broutes Comme les punaises des bois! Race de Caïn, sur les routes Traîne ta famille aux abois. II  Ah! race d'Abel, ta charogne Engraissera le sol fumant! Race de Caïn, ta besogne N'est pas faite suffisamment; Race d'Abel, voici ta honte: Le fer est vaincu par l'épieu! Race de Caïn, au ciel monte, Et sur la terre jette Dieu! — Charles Baudelaire

L'oeil était dans la tombe et regardait Caen -Abel et Caïn I Race d'Abel, dors, bois et mange; Dieu te sourit complaisamment. Race de Caïn, dans la fange Rampe et meurs misérablement. Race d'Abel, ton sacrifice Flatte le nez du Séraphin! Race de Caïn, ton supplice Aura-t-il jamais une fin? Race d'Abel, vois tes semailles Et ton bétail venir à bien; Race de Caïn, tes entrailles Hurlent la faim comme un vieux chien. Race d'Abel, chauffe ton ventre À ton foyer patriarcal; Race de Caïn, dans ton antre Tremble de froid, pauvre chacal! Race d'Abel, aime et pullule! Ton or fait aussi des petits. Race de Caïn, coeur qui brûle, Prends garde à ces grands appétits. Race d'Abel, tu croîs et broutes Comme les punaises des bois! Race de Caïn, sur les routes Traîne ta famille aux abois. II Ah! race d'Abel, ta charogne Engraissera le sol fumant! Race de Caïn, ta besogne N'est pas faite suffisamment; Race d'Abel, voici ta honte: Le fer est vaincu par l'épieu! Race de Caïn, au ciel monte, Et sur la terre jette Dieu! — Charles Baudelaire

“Avec l’interprétation scientifique du monde, disparaît la vérité de l’expérience immédiate du monde.” Heidegger

Avec l’interprétation monothéiste du monde, disparaît la vérité de l’expérience spirituelle immédiate du monde.

Si le soleil est le déclencheur d’une religion monothéiste au temps d’Akhenaton, c’est par une incompréhension abyssale de ce que le soleil représente dans la galaxie. Une simple étoile fort commune qui est pourtant, comme bien d’autres, le père féminin de la vie de l’ici! Et ce qu’il faut célébrer n’est pas l’unicité de cette vie créée sous le soleil qui a les “yeux fixés sur ta beauté jusqu’à ce que tu disparaisses derrière l’horizon”[1] mais bien plutôt la multiplicité de cette vie émancipée sous chaque rayon stellaire qui signe le règne de la lumière. C’est un peu le paradoxe du monothéisme de Henri Corbin, car “Ici, les forces manquèrent à ma sublime vision; mais déjà comme une roue qui se meut d’un mouvement uniforme, mon désir et ma volonté étaient réglés par l’Amour qui meut le soleil et les autres étoiles.” [2]

 

Une question de perspective

Une question de perspective

Même lorsque tout semble perdu, l’espoir inconnu guide le vécu, transcendant les êtres et les mondes par l’au delà d’une représentation sensible dans une épiphanie achronique qui inverse la projection du réel.

 

[1]Extrait de l’Hymne au soleil du roi Akhenaton.

[2]Le paradis, champ XXIIIième Dante.

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