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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 11:12
Attention, je vous ai à l'oeil et devinez lequel?

Attention, je vous ai à l'oeil et devinez lequel?

Voici une étude intéressante sur la probabilité de détection d’émetteurs extraterrestres hypothétiques dans la voie lactée. Vous noterez au passage les précautions d’usage prises pour aborder le sujet, il n’en demeure pas moins que les conclusions sont étonnantes et la non détection actuelle de signaux (qui est déjà une approche « filtrante » car l’on a néanmoins détecté des signaux bizarres –Wow par exemple- même si leur non reproductibilité n’a pas permis de trancher la question de façon définitive) bien loin de signifier l’absence de voisin serait plutôt quelque chose de normal…et que si nous devions un jour détecter de façon non ambigüe un signal, cela signifierait que la galaxie grouille littéralement de « copains », de quoi percuter les certitudes de nos champions de la « rationalité » qui n’arrêtent pas d’utiliser cet argument (la non détection) pour justifier que l’homme serait « la seule espèce intelligente », ce qui serait, comme le disait quelqu’un, un beau gâchis d’espace mais aussi et surtout, vu le côté quelque peu stupide de l’homo sapiens, la démonstration que cet univers si chargé en complexité et rempli de merveilles serait capable d’accoucher d’une production quelque peu médiocre qui représenterait le sommet de la pyramide de la vie…Rien que de d’écrire cette formulation vous rend conscient de la stupidité de telles propositions.

https://arxiv.org/pdf/1704.04028.pdf

Signal coverage approach to the detection probability of hypothetical extraterrestrial emitters in the Milky Way – Claudio Grimaldi

Allons directement à la présentation et aux conclusions de l’article qui sont sans ambiguïté !- Traduction rapide

Présentation :

En considérant des populations possibles d’émetteurs indépendants dans la galaxie, nous construisons un modèle statistique du domaine couvert par les signaux extraterrestres hypothétiques pour déterminer la probabilité de détection que la Terre soit à l’intérieur d’un tel domaine. Nous montrons que pour des distributions générales de la directionnalité et de la longévité du signal, le nombre moyen d’émetteurs détectables est plus petit que un même pour des probabilités de détection aussi grande que 50%, quel que soit le nombre d’émetteurs dans la galaxie.

 

Domaine détectable pour des signaux isotropiques. A Représentation en deux dimensions de la coquille sphérique d’un signal de rayon extérieur R et d’une épaisseur Δ émis à partir de r.  B Le domaine détectable formé par l’union des 3 coquilles sphériques centrées en E1, E2 et E3. Dans cet exemple la Terre (le point rouge) est à l’intersection des coquilles de E1 et E3, mais seulement E3 est à l’intérieur du rayon observable R0 C Illustration schématique de la localisation de la Terre à l’intérieur de la galaxie. Le cercle pointillé représente la sphère observable de rayon R0 centrée sur la Terre.

Domaine détectable pour des signaux isotropiques. A Représentation en deux dimensions de la coquille sphérique d’un signal de rayon extérieur R et d’une épaisseur Δ émis à partir de r. B Le domaine détectable formé par l’union des 3 coquilles sphériques centrées en E1, E2 et E3. Dans cet exemple la Terre (le point rouge) est à l’intersection des coquilles de E1 et E3, mais seulement E3 est à l’intérieur du rayon observable R0 C Illustration schématique de la localisation de la Terre à l’intérieur de la galaxie. Le cercle pointillé représente la sphère observable de rayon R0 centrée sur la Terre.

Les lignes solides représentent le nombre moyen k barré des signaux détectables comme une fonction de la probabilité de détection  pour des nombres différents d’émetteurs dans la galaxie. N=1, 2, etc. de bas en haut.

Les lignes solides représentent le nombre moyen k barré des signaux détectables comme une fonction de la probabilité de détection pour des nombres différents d’émetteurs dans la galaxie. N=1, 2, etc. de bas en haut.

Conclusions :

A partir du volume fractionné de la galaxie occupé par des signaux électromagnétiques extraterrestres hypothétiques, nous déduisons la probabilité que la Terre intercepte au moins l’un de ces signaux des civilisations communiquant dans la galaxie. Contrairement à des études précédentes, l’approche présente se centre principalement sur les propriétés de couverture des signaux plutôt que sur le nombre possible d’émetteurs galactiques. De cette façon, nous sommes capables de déterminer la probabilité de détection φ des signaux isotropiques (non directionnels) et anisotropiques (directionnels), ainsi que toute les combinaisons possibles. Pour une probabilité φ donnée, nous dérivons une limite supérieure universelle du nombre moyen de signaux détectables k barré qui est indépendant de la population émettrice dans la galaxie. Les résultats actuels peuvent avoir de profondes implications dans la recherche des civilisations extraterrestres communicantes et ils peuvent affecter notre perception de la probabilité de les détecter, comme l’indique la conclusion selon laquelle k barré est inférieur à l’unité même si nous faisons l’hypothèse qu’une partie importante de la galaxie est couverte par des signaux extraterrestres. Un corollaire intéressant de ce résultat est que dans le cas hypothétique où un signal extraterrestre serait vraiment détecté, le nombre d’émetteurs galactiques qui ont diffusé un signal durant les dernières 100 000 années est probablement très grand.

Nos résultats peuvent être améliorés en rendant le rayon observable dépendant du spectre du signal et par une meilleure modélisation de la zone habitable galactique. Par exemple, le milieu interstellaire peut réduire sensiblement l’ampleur du rayon observable R0 dans la bande des ondes radio, mais laisser R0 intact pour les émissions dans le domaine optique relativement non affectée. Des simulations récentes montre que la zone habitable galactique (GHZ), que nous utilisons comme proxy pour la distribution de probabilité de l’émetteur, ne montre pas la symétrie cylindrique simple utilisée ici et que les amas globulaires peuvent présenter des conditions favorables au développement de la vie intelligente. Bien que ces facteurs puissent altérer la dépendance fonctionnelle de la probabilité de détection, l’inégalité (10) demeure inchangée tant que l’indépendance statistique des signaux est supposée.

 

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