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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:24
Doit-on valider notre statut de mouton?

Doit-on valider notre statut de mouton?

https://arxiv.org/pdf/1608.08770v1.pdf

The Galactic Club, or Galactic Cliques? Exploring the limits of interstellar hegemony and the Zoo Hypothesis Duncan H. Forgan

Bien qu’il ne s’agisse ici que de pures spéculations, cette publication récente de Duncan H.Forgan (qui s’intéresse au sujet extraterrestre depuis quelques temps et a déjà publié sur le sujet) analyse l’hypothèse du Zoo et explore les limites de l’hégémonie interstellaire, en réponse au fameux paradoxe de Fermi (qui rappelons le n’est pas un paradoxe et qui historiquement n’est en fait pas de Fermi mais bien plutôt de Tsiolkovski).

Duncan part de la solution du Zoo qui fut émise entre autre par Ball en 1973 où dans ce scenario, l’humanité est délibérément tenue en dehors du club galactique pour une ou plusieurs raisons, allant de notre nature primitive, de la volonté de protéger la Terre en tant que réserve, ou peut-être le fait que contacter des civilisations sous développées (pour une ETI-ExtraTerrestrial Intelligence- ayant atteint l’étape du voyage interstellaire) a un aspect désastreux sur leur développement (le concept d’ethnocide développer par Robert Jaulin et qui sévit sur Terre avec la mondialisation par exemple[1], concept ici étendu au cosmos avec les réserves d’usage). Cette solution interdisant le contact direct avec des civilisations extraterrestres préserverait aussi bien nos intérêts que les leurs.

Cependant cette solution suppose une motivation uniforme et commune de la part des civilisations qui nous visitent, une interdiction de contact pouvant être contournée par l’envoi d’un simple message ou d’un vaisseau spatial[2][3]. Pour des civilisations qui ont évolué indépendamment[4], cette « éthique commune» suppose un processus de régulation des normes sociales partagées qui résulte, pour le moins, à la fois d’un contact entre les civilisations mais aussi de l’existence d’un « club galactique » pour accepter ces normes ainsi que les dispositifs et la jurisprudence nécessaires à leur respect. Hair en 2011 discuta ce point et proposa dans un modèle simple d’émergence de civilisations, que si la distribution des périodes d’émergence est Gaussienne, alors le temps entre l’apparition de la première civilisation et des civilisations secondaires dans la voie lactée suivra une distribution exponentielle inverse. La période entre deux émergences peut donc être très grand, signifiant que la première civilisation à émerger sera capable d’influencer grandement les autres, et donc facilitera la mise en place des normes sociales et l’uniformité des motivations dans la galaxie entière.

 

Mais Forgan en 2011 critiqua ce modèle en mettant en exergue le fait que la séparation spatio-temporelle est la variable critique de la connectivité culturelle, et donc que la distribution spatiale des civilisations est probablement à l’origine d’une rupture d’hégémonie. En notera que cette définition de la connexion culturelle implique qu’une civilisation commence à recevoir des transmissions d’autres civilisations avant qu’elle ne devienne suffisamment avancée technologiquement pour les détecter, et donc ne peut développer ses propres règles en ce qui concerne les autres civilisations sans être influencée par des normes établies au préalable.

Cependant une des implications du travail de Forgan en 2011 était de suggérer que pour un ensemble plausible de propriétés de civilisations, le nombre de groupes (Ngroup) de civilisations culturellement connectées (CCGs) dans la voie lactée doit être supérieur à 1. L’étape logique suivante consistait à vérifier l’évolution de Ngroup en fonction des propriétés des civilisations, et d’identifier les régimes où un club galactique unique pourrait être établi, et où de multiples, cliques galactiques plus petites pourraient exister.

 

C’est l’objet du présent travail de Forgan réalisé à partir d’un modèle réduit de l’émergence des civilisations dans la voie lactée. En mesurant les séparations spatio-temporelles des paires de civilisations, Forgan établit des groupes de civilisation qui sont connectés culturellement. En faisant cela, Forgan étudie les conditions nécessaires pour l’établissement de l’uniformité des motivations parmi une population galactique d’espèces intelligentes.

 

L’auteur utilise des simulations de Monte Carlo à partir d’un modèle réduit simple de la galaxie. Les civilisations sont positionnées dans la Zone Habitable Galactique (GHZ) similaire à celle définie par Lineweaver et al. Le champ d’’habilité galactique a dû mal à faire consensus et il est clair qu’il dépendra de la sensibilité aux cinématiques stellaires ainsi qu’à l’histoire de la fusion hiérarchique de la galaxie. Les hypothèses de travail retenues pour cette étude sont :

-Une GHZ étendue entre 6000 parsecs(un parsec= 3,26 années lumière) et 10 000 parsecs avec une densité de surface des étoiles décroissant de façon exponentielle selon le rayon.

-L’échelle de longueur retenue est de 3000 parsecs et pour la simplicité, l’auteur ne modélise par la stratification verticale dans le disque galactique et fait l’hypothèse que les étoiles sont distribuées uniformément sur l’axe z entre – 1000 à +1000 parsecs.

 

A chaque civilisation on assigne un temps d’émergence qui est échantillonné à partir d’une distribution Gaussienne avec une moyenne mu-émergence et une variance. Ce paramétrage est à l’image des facteurs qui gouvernent l’émergence d’une civilisation qui satisfait aux conditions d’application du théorème de la limite centrale[10], ceci a été explicité par une description détaillée de la modélisation de Monte-Carlo par Forgan en 2009 et 2010.

La connectivité de la civilisation est calculée en se basant sur la différence de temps entre les émergences respectives et la séparation spatiale.

 

L’algorithme utilisé dans la simulation est le suivant :

  1. En premier, l’ensemble de toutes les civilisations est classé par ordre d’ émergence. La première civilisation qui émerge établit le premier groupe et est identifiée comme le leader du groupe.
  2. Ensuite toutes les autres civilisations sont testées vis à vis du leader dans un ordre croissant d’émergence et l’indice de connectivité est calculé (séparation spatio-temporelle)
  3. Si la séparation spatio-temporelle entre le leader et une civilisation est positive, la civilisation rejoint le leader du groupe.
  4. Si une civilisation n’est pas connectée au leader, elle démarre son propre groupe et est établie en tant que leader.
  5. Lorsque toutes les civilisations ont été testées, on s’occupe de la prochaine civilisation qui n’est pas connectée et on répète l’algorithme jusqu’à ce que toutes les civilisations appartiennent à un groupe.

 

Les résultats

 

L’auteur nous rappelle que ce travail ne fait aucune prédiction sur le nombre de civilisations intelligentes dans la galaxie. Il sert plutôt d’expérience numérique pour tester la capacité des civilisations à s’influencer l’une, l’autre si elles existent en fonction de quand et où les civilisations peuvent émerger.

Le modèle de zone habitable galactique de l’émergence des civilisations prédit qu’initialement, il y aura des possibilités très importantes pour une variance culturelle dans le temps et l’espace et qu’ une motivation uniforme n’est pas présente.

Si le nombre de civilisations est petit, les « marches »(et nous en faisons partie) de la galaxie seront peu peuplées. Ceci devrait accroitre la probabilité d’un seul club galactique.

Si le nombre de civilisation est suffisamment grand, l’augmentation du nombre de civilisations ne peut permettre la création d’un club galactique, comme une petite fraction résidera dans les franges distantes des 10 000 parsecs, et le nombre de groupes connectés culturellement sera en général plus grand que un.

Une fois que les cliques sont établies, l’extension spatiale de la clique évoluera selon la dynamique stellaire locale. Il est probable que les cliques initialement séparées seront capables de se diffuser les unes dans les autres. Etant donné que les cliques sont quelque part mélangées même au commencement, il n’est pas évident d’évaluer les effets que ceci peut causer.

Alors que la variation culturelle est initialement grande, ceci n’écarte pas l’émergence ultérieure d’une motivation uniforme une fois que les cliques individuelles deviennent causalement connectées aux autres, c’est à dire qu’une uniformité est établie à travers des moyens politiques. Les machinations galactopolitiques d’un ensemble de cliques de civilisations (et les activités fratricides d’une clique individuelle) excèdent les capacités de ce simple modèle réduit. Tout ce que nous pouvons prédire c’est que si des cliques de civilisations rentrent en contact, il est probable qu’elles auront des perspectives significativement différentes sur l’Univers, et les droits et responsabilités des êtres conscients et des institutions qu’ils ont construits.

Il est aussi possible que les cliques évoluent de façon interne, en isolation de leurs pairs. Les normes culturelles changent avec le temps, et la croissance d’une clique de nouvelles civilisations qui deviennent culturellement connectée peut améliorer le taux de l’évolution culturelle, comme les nouvelles idées et perspectives commencent à percoler à travers les membres de la clique.

Une clique qui initialement tient les traités concernant le contact en haute estime peut s’en débarrasser suite à des changements dans leur affaires internes, en particulier s’ils sont sujets à de fortes pressions environnementales qui impactent leur mode de vie.

Malgré ces facteurs qui sont au delà de la réalité de simples analyses de Monte Carlo tel que ce travail, les auteurs sont capables de tirer d’importantes conclusions sur l’hypothèse du Zoo. L’état initial de l’hypothèse du Zoo (qui est, lorsque les cliques se forment initialement) est faible-en général, et les auteurs font l’hypothèse que la Galaxie est culturellement diverse. L’évolution culturelle ultérieure peut agir pour réduire l’hypothèse comme elle peut tout aussi bien la renforcer. Par exemple, une clique dominante peut essayer d’imposer une monoculture autoritaire, ou des cliques peuvent « être d’accord ou pas » par opportunisme politique.

Nous n’avons aucun moyen de prédire comment les cultures extraterrestres interagiront. Cependant, nous savons que parmi les multiples possibilités des négociations politiques, l’hypothèse du Zoo nécessite que seulement une petite fraction de ces possibilités soient possibles. Si l’hypothèse du Zoo est correcte, et elle demande une uniformité de motivation établie via une monoculture galactique, nous devrions conclure qu’elle est très probablement imposée-peut-être contre les souhaits et intérêts de la communauté galactique- à travers les interactions entre un nombre de cliques, que cela soit par des moyens politiques ou militaires[6]

Le nombre moyen de groupes en fonction de la durée de vie moyenne des civilisations et de la variance sur la durée de vie. Le temps d’émergence moyen est fixe et est fixé à 5 milliards d’années[5] et l’on fait varier la variance de cet émergence.

Le nombre moyen de groupes en fonction de la durée de vie moyenne des civilisations et de la variance sur la durée de vie. Le temps d’émergence moyen est fixe et est fixé à 5 milliards d’années[5] et l’on fait varier la variance de cet émergence.

Les conclusions maintenant :

Dans ce travail, nous avons étudié les hypothèses implicites faites pour donner une solution au paradoxe de Fermi. Nous avons réalisé cela à partir de l’exploration de groupes de civilisations connectées culturellement dans un modèle réduit d’une population de civilisations intelligentes de la galaxie. Nous trouvons que pour qu’il n’y ait qu’un seul groupe (un « club galactique »), la durée de vie moyenne des civilisations doit être extrêmement long, et le temps d’émergence entre les civilisations doit être en fait relativement court (contraint par une déviation standard faible du temps moyen d’émergence). C’est peut-être un scénario improbable, car il supposerait qu’un grand nombre de civilisations émerge dans la galaxie[7] en très peu de temps. Ceci est aussi en opposition aux travaux précédents qui suggéraient que la variance du temps moyen d’émergence devrait être grande pour la première civilisation qui va dominer la galaxie.

Ce modèle réduit souligne que la solution du Zoo au paradoxe de Fermi demeure faible, c’est à dire qu’elle demande une uniformité de motivation parmi les ETIs qui n’existe que lorsque certaines conditions sont remplies. Notre travail précédent dans ce domaine a suggéré que ces conditions sont improbables à rencontrer dans notre galaxie(Forgan 2011), mais il n’explorait pas la population des groupes causalement connectés qui pourrait en résulter. Aussi nous concluons ainsi :

  • Si les civilisations durent typiquement moins d’un million d’années, il apparaît alors que très probablement le nombre de groupes Ngroup >>1, se traduisant par un ensemble de « cliques galactiques » plutôt que d’un seul club galactique.
  • Une seule civilisation ancienne perdurant échouera à unir la communauté galactique entière des civilisations dans un seul club.
  • Si toutes les civilisations peuvent durée plus d’un million d’années, alors un seul club galactique peut être établi mais seulement si toutes les civilisations émergent ensemble. [8]

Typiquement, la galaxie est composé de « cliques galactiques ». Une fois établies, ces cliques peuvent entrer en contact causal, apportant leurs propres normes établies en débat dans une version augmentée du contact entre civilisations individuelles. Une clique essayant de mettre en place une interdiction de contact pour les civilisations « primitives » rencontrera probablement des problèmes si une autre clique est en désaccord.

 

Cette analyse demeure insuffisante pour complètement éliminer la solution du Zoo de la liste des solutions possibles au paradoxe de Fermi, mais elle illustre les hypothèses sous-jacentes qui lui sont nécessaires. Il se peut que la Terre réside dans une région de l’espace occupée par une clique conservatrice basée sur le non contact. Cependant, comme notre capacité à détecter les signaux non intentionnels des civilisations vivantes ou mortes se développe (e.g Wright et al ; Stevens et al.2015), nous devrions certainement être capables de briser l’embargo imposé dans ce scénario. Dans un cas extrême, une clique voisine sera libre de violer les traités de non contact en toute impunité- si nous sommes les derniers arrivés dans une communauté galactique peuplée, alors des cliques établies peuvent être au courant de notre présence, et elles peuvent ne pas prêter attention à la signalisation leur interdisant de se présenter[9]

 

 

[1] Même si ce parallèle est peut-être tiré par les cheveux, il est dommage que Duncan n’ait pas fait le rapprochement entre finalement notre planète et les différentes civilisations ou peuples qui l’habitent et leur désir ou pas de conquérir la planète en s’intéressant à l’histoire par exemple des peuples Européens, de la Chine, et à notre situation actuelle, la Terre servant de modèle réduit à ce qui pourrait se passer à l’échelle galactique et faire fonctionner les « poupées russes » du réel, en se posant les questions quid à l’échelle des amas de galaxie, des super amas etc ?

 

[2] Il est intéressant de noter que l’on retrouve ce thème du club galactique dans les courrier ummites, eux-mêmes ayant été d’une certaine façon introduit dans la communauté des voyageurs sidéraux par les DOOKAAIAA je crois.

 

[3] Compte tenu du nombre d’observations d’OVNI et même si tels les spécialistes en zètanerie on élimine la plupart des cas, il reste tout de même une quantité incroyable d’observations qui posent question. Faut-il interpréter cela comme des entorses au protocole signalant d’une certaine façon la dynamique incroyable de la vie dans le cosmos ou comme des signaux nous étant destinés pour nous pousser à revoir nos paradigmes ?

 

[4] Le passage à l’état de civilisation sidérale embarque peut-être une sorte d’invariant cosmique en terme d’éthique. Seule les civilisations dont le mode d’être est compatible avec cet invariant sont susceptibles d’émerger, ce qui finalement facilite le contact avec une civilisation alter ego et participe à la constitution de cette « éthique » commune basée sur cet invariant même si l’expression de ce dernier est multiple et différe selon les civilisations.

 

[5] En gros l’âge du système solaire.

 

[6] On trouve de façon étonnante une approche assez similaire dans un livre de science fiction à propos du « Collapse of the UFO Coverup » d’un certain Victor Norgarde qui est en fait un scientifique pointu en lien avec le complexe militaro industriel ! Outre que l’on trouve dans ce bouquin toutes les composantes de l’ufologie liées dans une histoire romancée certes mais dont on se demande si elle est si loin de la vérité… On retrouve dans cette histoire une multitude de cliques qui visiblement ont des agendas différents concernant la Terre, cliques comme les Idelkite, ceux de Pleone, ceux d’Annak, les Unash, etc.

 

[7] On pourrait imaginer un processus physique qui donne le top départ à la vie dans le cosmos, comme par exemple la température du fond cosmologique qui devrait atteindre un certain niveau et qui agirait comme un déclencheur. Dans ce cadre, la synchronicité ne serait plus forcément un problème sauf peut-être pour les petits derniers comme nous qui, parce qu’ils vivent dans un système un peu chahuté, ont bénéficié de RAZ récurrents forçant la vie à redémarrer son évolution d’où notre retard…

 

[8] Si l’on se fit aux courriers ummites, on devrait être relativement proche de cette situation, ce qui est en phase aussi avec la note 7 !

 

[9] Avec le boucan électromagnétique que nous faisons, aucun doute que nous avons dû attirer bon nombre de visiteurs. Le point mentionné par l’auteur est aussi en phase avec ce que nous disent les ummites sur Roswell ! Enfin, et c’est une hypothèse qui me tient à cœur, dans l’émergence d’une civilisation au cosmos, celle-ci passe par une étape transitoire qui consiste d’une part à émettre et faire du bruit, ce qui attire tout un tas de voisins ou cliques qui ne viennent pas forcément pour nous mais pour les autres cliques qu’ils pourraient rencontrer en toute sécurité dans une sorte de zone franche que constitue la Terre. Cet état ne serait que passager, la civilisation émergente retombant dans la discrétion cosmique soit en comprenant l’importance de la discrétion dans une « forêt vierge cosmique », soit en s’auto annihilant, soit en s’inscrivant dans une clique (encore faut-il tomber sur la bonne…et non quelques mafias galactiques ne voyant dans notre planète qu’un enjeu de leur politique galactique dont nous ne serions qu’un pion sur un échiquier galactique multidimensionnel).

Reste toutefois, je pense, la question des invariants du cosmos qui d’une certaine façon, dictent des modes d’êtres au monde dont une règle fondamentale serait le respect de la vie sous toutes ces formes(une façon de conserver notre lien avec le créateur). Dans le même ordre d’idée, on peut se demander si nous ne mettrions pas à jour certains fondements de la nature qui seraient aussi des sortes d’invariants…Je ne peux m’empêcher de penser à Turing, qui une fois après avoir posé les bases de l’ordinateur se détourna de son sujet pour observer la nature !

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existerait pas de mauvais modes d’être pour l’humanité…

 

[10] Il est piquant de constater que ce théorème de la limite centrale est utilisé pour modéliser les formes de vie typiques de la galaxie (entre les bienveillants et les hostiles) dans « An Introduction to Planetary Defense, a study of Modern Warfare applied to Extra-Terrestrial Invension » de R.C.Anding & T.Conley Powoll 2006, page 58)

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