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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 21:02
Spirale du cosmos

Spirale du cosmos

Cette apparition du doute invite à un dépassement, qu’il soit par celui de la littérature ou de la logique car ce qui est en question dans l’ici n’est pas de savoir le vrai qui s’installe dans tel ou tel discours mais si les émergences qui foisonnent éclairent les chemins du devenir.

 

Robert Jaulin- Cours 1995 :

Des manifestations d’un champ, c’est vrai en physique aussi, eh bien on peut toujours employer des mots comme transcendance révélée etc. En eux mêmes ces mots ne veulent rien dire, ils peuvent avoir un sens naturellement mais ce sens est celui de l’usage que l’on en fait et c’est toujours du côté de l’usage que l’on en fait qu’il faut se tourner. Si l’on veut réfléchir au sens de ces mots au moment où ils peuvent être créés, ou à tel ou tel moment, alors il faut se référer au champ dans lequel ils sont apparus mais il est bien évident que le problème du passé et du futur est le même problème car si un énoncé parce qu’il n’est pas transcendant est le produit d’un champ, appelons le « passé », à tout moment cet énoncé va n’avoir de sens que par référence à sa valeur d’usage et par référence à la dynamique du champ ou à l’état potentiel futur du champ dans lequel il opère. C’est de cette manière là qu’essayer de réduire au même des usages complètement différents de certains énoncés ou certains concepts, soit Dieu ou tout ce que vous voudrez, ethnologiquement c’est absurde, se sont des professions de foi qui n’ont pas de sens. C’est pour cela que moi, je ne parle jamais contre les énonciations d’un énoncé que j’appelle par ailleurs totalitaire, que cela soit les paroisses, quelles soient musulmanes, des mosquées, des paroisses chrétiennes ou des synagogues, je n’en juge pas dès lors et surtout lorsqu’elles constituent des communautés. A ce moment là, au contraire, je peux dire le simple fait qu’elles se constituent en communautés est une sorte de balayage du caractère transcendant de leur énoncé. Mais naturellement une communauté doit obéir à une règle du jeu. Quand je parle de communauté, je parle de communautés et non de centre totalitaire. Je ne parle pas de communautés qui se prétendent être la vérité. Elle peut se prétendre être la vérité dans son rapport à lui même, ça c’est le droit le plus strict des gens mais se prétendre être la vérité dans le rapport aux autres, c’est à dire être exclusif de l’existence des autres communautés, alors cela non, ça ne va pas. C’est une propriété qui est contradictoire avec le sens que peut avoir le champ des virtualités culturelles. Eh bien revenons à la science, du coté de la science vous avez en gros, ça se formule sous forme d’un univers qui est tout à fait spécifique qui est un univers qui se détache presque du réel, appelons le un univers abstrait, ça se formule d’une certaine manière du côté de l’univers des mathématiques mais cela revient au même du côté d’un autre univers lui qui n’est pas spécifique car il est celui des applications, il est celui du réel qui nous est quotidien que nous offre l’expérience quelles que soient les professions de foi associées à ces énoncés, ces théorèmes, eh bien du côté de l’univers des mathématiques, en gros si je me réfère à l’exercice des mathématiques la clé de voute c’est la logique du tiers exclu. La logique du tiers exclu, c’est à dire que vous avez deux propositions possibles. Vous avez deux domaines le vrai et le faux, il n’existe pas quelque chose qui serait ni le vrai ni le faux et qui serait ce que l’on appelle le tiers, hors du vrai et hors du faux. Le tiers est exclu. Cette logique du vrai et du faux elle n’implique naturellement, elle n’est pensable que si il y a une relation entre le vrai et le faux tel que le faux soit déterminé comme faux par le vrai. On pourrait croire que c’est là la première opération. Le faux est défini comme faux par ce qui serait le vrai. Mais quand je parle du vrai en question naturellement, il n’y a de vérité que quand elle est partagée. C’est à dire ce qui va faire le fondement de l’instauration d’une proposition dans le champ du vrai, c’est à dire dans le champ de l’élu, c’est le fait que cette proposition est partagée. A un certain moment, il n’y a aucune démonstration si vous voulez qui permette de dire que telle proposition est vraie une fois pour toute. On a pu croire que c’était comme cela pendant par exemple les axiomes d’Euclide, à savoir il y avait de l’univers qu’on supposait infini tout simplement parce que les parallèles ne se rejoignaient pas, les axiomes d’Euclide ont été jusqu’au XIX siècle tenus en effet pour des valeurs de vérité absolues et même Descartes qui est un homme merveilleux, les axiomes d’Euclide étaient la vérité absolue. C’était la même chose chez Kant, les axiomes d’Euclide ne se discutent pas. Eh bien dans un premier temps on pourrait croire que c’est simplement l’élu, celui qui réussit à avoir la fonction d’élu qui instaure le reste comme étant le faux. Mais il faut remarquer que cette fonction d’élu pour qu’elle soit cet axiome de vérité, il ne se suffit pas à lui même, il lui faut des arguments d’autorité, des arguments d’autorité disons de plusieurs sortes. Au départ comme en politique, c’est la force. Si le centre élu n’a pas une armée qui fait comprendre à tout le monde qu’il est le centre élu et qu’il n’y en a aucun autre que lui, eh bien en effet cela ne marche pas. Il n’y a pas d’axiome affirmant que telle proposition est vraie sans argument d’autorité. Le meilleur des arguments d’autorité naturellement c’est que tout le monde soit d’accord pour considérer que le vrai défini comme vrai ou axiomatisé comme vrai un axiome est une définition et réciproquement. Si on n’a pas besoin de se servir de la force, si tout le monde considère qu’en effet il y a une toute petite minorité, toute une minorité de propositions ou une minorité, une mafia celle du pouvoir central qui est le vrai. Si tout le monde considère que c’est bien comme cela, il y a des prophètes qui ont dit qu’ils sont dans le vrai et eux seuls sont dans le vrai, le vrai entre guillemet jamais absolu, enfin plus ou moins absolu selon que l’on est dans tel ou tel domaine. Même en théologie les prophètes ne sont pas dans le vrai complètement. Ils approchent, ils ne sont qu’une aumône d’une vérité qui est transcendante et qui est faite au prophète, qui est faite au prophète pour que cette aumône se généralise. C’est à dire pour que les autres soient d’accord, se définissent, pour définir leur être non pas comme un être doué d’absolument d’être mais comme une aumône d’être, c’est à dire pour se considérer que leur être c’est un manque d’être. C’est de l’être qui ne se pense que comme manque d’être et dans sa référence à un être qui est absolu, qui est transcendant. Vous avez cela dans le domaine de la science. Les personnes, aucun scientifique sérieux ne vous dira que cette proposition est absolument vraie une fois pour toute mais ce qui compte ce n’est pas simplement la proposition, le statut de vérité d’une proposition, c’est le couple qu’il forme avec le peuple, la communauté des gens qui instaurent cette proposition et qui la partagent. Hors ce couple est tel que pour que ça marche comme il faut, il faut si possible éviter la force et que tout le monde soit d’accord. Les gens ne sont d’accord qu’à partir du moment où ils ont cessé d’être eux-mêmes. Un centre de l’univers, c’est à dire un être le monde qui est sujet de lui-même. Dès lors qu’ils sont en état de décomposition alors ils peuvent reconnaître qu’ils sont dans le faux par rapport au vrai mais c’est un faux qui dans le domaine de la science a les mêmes propriétés que dans le domaine de la politique et de la théologie, c’est un faux qui accepte de se reconnaître comme faux. L’entreprise n’est pertinente que si le faux ne se sent pas exclu du droit à respirer mais fusse dans la mort continue à respirer à son compte, fusse dans son dernier souffle, comme si l’exclu ne respire qu’en fonction du souffle qui s’accomplira par la suite, le souffle de la vérité éternelle. Tout système totalitaire se pense en eschatologie, propose une fin qui sera celle de l’apothéose, l’apothéose du progrès, de la culture internationale du prolétariat, de la vérité transcendance, de la fin des temps, etc. Dans le domaine de la science c’est la même chose. Le faux dans la science accepte de se reconnaître comme faux, c’est à dire qu’il se reconnaît comme faut dès lors qu’il connaît telle proposition comme vraie dans un rapport à lui-même qui le situe comme faux et il faut que l’ordre du faux dans le domaine de la science puisse se vouloir et doive se vouloir faux tel, c’est à dire accepte de se situer dans une trajectoire qui a la même structure que la trajectoire prophétique, en religion, cela c’est la quotidienneté de la science. Alors vous avez des gens qui se sont élevés contre cette proposition, mais très peu, très peu finalement, une des plus grandes voix à s’être élevé contre cette proposition c’est celle de Poincaré dans la valeur de la science, j’aurai du vous amener aujourd’hui toute une série de propos qu’il tient et dans la science et l’hypothèse, c’est là où il dit le mieux que ce serait une niaiserie de considérer que Ptolémée est faux par rapport à Galilée, que Galilée est faux par rapport à Riemann, etc., etc. ça n’a pas de sens. Eh bien se sont des niveaux de commodité dans la relation au monde mais parler de niveau de commodité dans une relation au monde c’est définir la relation comme une relation culturelle, une relation qui réfère à la possibilité d’être, la possibilité d’être n’est pas une valeur de vérité, c’est une valeur de réalité. Eh bien dans le domaine de la science vous avez cela, il y a évidemment des voix qui se sont opposées à ce discours, cette logique du tiers exclu, mais il y a un petit livre qui est très bon que je vous conseille aussi qui est un recueil de texte qui s’appelle « Penser les mathématiques », la collection de poche du seuil et dans ce petit ouvrage vous avez un article d’un homme remarquable qui s’appelle Dieudonné et qui fait état du panorama des mathématiques en montrant que 95 % de la production mathématique appartenait à cette logique du tiers exclu, qu’il y avait 5 autre % qui relevait de la logique, la logique étant cette fois-ci distinguée, pas seulement celle du tiers exclus mais la logique correspondant au champ qui pose l’axiome du tiers exclu comme un problème à résoudre et non pas comme une valeur de vérité indiscutable et dans le cas de cette logique il y a ce que l’on appelle la logique intuitive dont la grande figure était un disciple de Poincaré et Brower.

N'y a t'il pas eu un point d'inflexion dans l'histoire de l'humanité juste avant la première guerre mondiale?
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