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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:48
Quelques candidats?

Quelques candidats?

Ne faudrait-il pas avoir l’esprit en dessous [1] de la ceinture pour comprendre peut-être mieux ce qui circule dans nos parages et les éventuels cailloux « habités »[2] ? Car s’il existe peut-être des lieux où l’altérité des étoiles a pu s’installer en toute discrétion, c’est bien sur ces cailloux errant, ces astéroïdes dont les orbites diverses et variées font de certains de ces objets, des « visiteurs du grand soir ». Il m’est apparu que dans une recherche tout azimut du fait extraterrestre, il convenait de ne laisser aucune zone d’ombre et que par conséquent, il fallait s’informer des objets circulant dans notre banlieue[3] et peut-être vérifier si certains d’entre eux ne seraient pas quelque part des « bases » de proximité. Il semble que la vitesse de rotation puisse être une caractéristique permettant de sélectionner les candidats possibles. Pour progresser sur le sujet, sans pour autant apporter des preuves formelles à cette possibilité, il me semblait qu’un premier pas consistait à s’informer sur ces corps du système solaire. A cette fin, je vous propose de visiter la publication récente suivante :

http://arxiv.org/pdf/1601.02909v1.pdf

Asteroid models from the Lowell Photometric Database

qui s’intéresse aux formes et aux états de spin de la population d’astéroïdes, d’identifier des modèles de ces derniers et notamment de développer des techniques qui permettent d’obtenir ces éléments à partir de la photométrie intégrée de l’astéroïde. Ceci se fait selon la méthode d’inversion des courbes de lumière. A partir de l’analyse des données photométriques provenant des bases de données de l’observatoire Lowell[4], les auteurs de la publication purent des premiers 100 000 astéroïdes recensés, définir 328 modèles[5]. Ceci permet de doubler le nombre de modèles aujourd’hui disponibles et les auteurs validèrent leurs résultats en les comparant avec les modèles établis à partir des courbes de lumière notamment provenant de la base de données DAMIT [6] (Database of Asteroid Models from Inversion Techniques). Selon ces techniques, les auteurs développèrent de nouveaux modèles qui augmentent l’échantillon d’astéroïdes pour lesquels les directions de rotation, les périodes et les formes approximatives sont déterminées.

 

En général, les formes déduites des données photométriques éparses sont plus anguleuses que celles déduites des courbes de lumière denses.

Image du haut, formes selon les données de Lowel, bas selon DAMIT

Image du haut, formes selon les données de Lowel, bas selon DAMIT

Mais pour quatre astéroïdes :

(5) Astraea

(367) Amicita

(540) Rosamunde

(4954) Eric.

Les solutions obtenues entre les données de Lowell et de DAMIT sont différentes. Par ailleurs, pour 5 astéroïdes :

(1753) Mieke

(2425) Shenzen

(6166) Univsima

(11958) Galiani

(12753) Povenmire

les périodes de révolutions déduites de Lowell et celles du LCDB (LightCurve Asteroid Database) ne sont pas en accord.

L’As[0], terreau idéal de l’altérité des étoiles?
D'autres candidats?

D'autres candidats?

Je ne sais pas pourquoi (et il s’agit plus d’une intuition imaginale que d’un fait avéré…), mais j’aurais tendance à m’intéresser de près à ces objets là en particulier si je recherchais des candidats potentiels abritant quelques visiteurs exotiques par les éventuelles incohérences qu’un système de « furtivité » aurait pu générer.

 

Il ne s’agit ici que des préliminaires d’un recensement de masse à partir de données photométriques liminaires. Le potentiel d’exploitation des données photométriques de l’observatoire de Lowel consiste principalement dans la combinaison avec des données en provenance d’autres bases de données comme par exemple les courbes de lumière denses de DAMIT.

 

La base de données des périodes de rotation des astéroïdes a été augmentée de façon phénoménale par Waszczak et al (2015)- leurs données peuvent être aussi combinées avec la photométrie de Lowell, et nous pouvons nous attendre à ce que des centaines d’autres modèles soient établis ainsi. Une autre voie prometteuse concerne la mise en relation des données avec celles provenant de WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer), en effet les flux émis dans le domaine thermique peuvent être traités comme de la lumière réfléchie pour déterminer la période de rotation correcte, la forme et le modèle de rotation.

En général, la combinaison des sources de données est toujours plus efficace que de les utiliser séparément. En utilisant la photométrie de Lowell avec les courbes de lumière dense, les données de WISE, la photométrie de Gaia, etc.. le nombre de modèles disponibles va croître et les études statistiques du spin et de la distribution de forme deviendra plus fiable.

 

Voilà, voilà. Quel délire me direz-vous ! Je vous répondrais en citant Gilles Deleuze, que le délire, « le délire est immédiatement investissement d’un champ social historique, il est historico mondial. Si vous prenez un délire, c’est quelqu’un qui, à travers un champ historico mondial, à travers un champ historique et social, trace ses lignes de fuite. »

 

Des lignes de fuite, des lignes de vie, n’est ce pas ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour exprimer notre libre arbitre qui ne s’inscrit plus seulement dans un champ historico social mais bien plutôt dans un champ spatiotemporel historico exotico social.

 

« L’élément essentiel dans le passage de l’essence à l’existence, ce n’est pas tant la nature du rôle assumé par chacun des genres de l’être en présence, que l’existence même du passage entre deux genres de l’être. » [7]

Essai sur les notions de structure et d'existence.

Essai sur les notions de structure et d'existence.

[0]As ou Ach divinité d’origine berbère, il est représenté sous forme humaine, parfois avec une tête de faucon, ou encore, en de rares occasions, avec la tête du dieu Seth.

 

[1]Il n’y a pas de haut ni de bas dans l’espace mais le dessous dont il est question ici est la partie intérieure du système solaire et notamment celle qui est proche de la Terre.

 

[2]Vous savez, ces planétoïdes aménagés dont l’intérieur aurait été creusé avec notamment le forage d’un axe polaire perpendiculaire au diamètre maximal et, autour du moyeu central, des cavités radiales auraient été réalisées afin d’accueillir des biotopes divers et variés.

 

[3] Visiblement, je ne dois pas être la seule à me poser cette question vu que l’on retrouve dans ces recherches des moyens civils mobilisés comme Catalina

mais aussi ceux financés par les militaires et notamment le fameux Pan-STARRS, outil prodigieux mais dont la célébrité ne semble pas au rendez-vous...

Notez qu’il s’agit notamment d’identifier quelques Neos dangereux avant tout…

Une ressource indispensable :

[4] Il s’agit d’une base de données photométriques fournie au MPC (Minor Planet Centre) par 11 des plus importantes enquêtes, les données furent re alibrées dans la bande V en utilisant la photométrie du Sloan Digital Sky Survey. Les données sont disponibles pour près de 330 000 astéroïdes. Il y a typiquement plusieurs centaines de points photométriques pour chaque astéroïde. Ces données couvrent un intervalle de 10-15 ans. La plus grandes quantités de données est disponible pour les premiers astéroïdes. Par exemple le nombre moyen de points de données est de 480 pour les astéroïdes avec un nombre inférieur à 10 000 et de 45 pour ceux supérieurs à 300 000. La précision des données est de l’ordre de 0,1 à 0,2 magnitude. Pour chaque astéroïde et chaque époque d’observation, les auteurs ont calculé les vecteurs astéro-centriques vers le soleil et la Terre dans le système de coordonnées écliptique Cartésien.

 

[5]L’établissement des modèles a dû faire appel à des ressources de calcul nombreuses. Pour un ensemble typique de données, le nombre de périodes d’essai est de 200 000 à 300 000 ce qui prend environ un mois pour une CPU. Comme le nombre d’astéroïdes que les auteurs voulaient traiter était de 100 000, la seule façon de traiter les calculs en un temps raisonnable fut de faire appel à un projet de calcul distribué selon le site Asteroids@home.

Vous pouvez vous inscrire si vous le désirez.

 

[6]

La comparaison des modèles avec notamment ceux issus du DAMIT a permis de vérifier les différences entre les données du DAMIT et celle du Lowell pour les périodes de rotation mais aussi les directions des pôles et les formes des modèles.

 

[7]Albert Lautman dans « Les schémas de genèse ».

 

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