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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 23:18

Structures non aléatoires dans une compression universelle et le paradoxe de Fermi.

A.V. Gurzadyan et A.E. Allahverdyan.

Décidément, il n’y a pas à dire, la science russe et plus généralement de l’est développe des idées originales qui méritent d’être mises à l’honneur. Ici les deux scientifiques s’interrogent sur une solution possible du paradoxe de Fermi (qui n’est pas vraiment un paradoxe) en faisant l’hypothèse d’une panspermie informationnelle. Il est suggéré que les extraterrestres pourraient optimiser leurs communications en les compressant.

L’hypothèse de base consiste à envisager que les messages extraterrestres seraient communs mais qu’ils seraient compressés et noyés dans le bruit de fond. Dans ce cadre les deux scientifiques envisagent les algorithmes de compression universelle et les mécanismes de décodage (comme l’algorithme de Lempel-Ziv-Welch) qui peuvent révéler des structures non aléatoires des chaines de bits compressées. Pour cela les auteurs se penchent sur le paramètre de stochasticité de Kolmogorov utilisé pour la détection des séquences non aléatoires à partir de la loi de Zipf. Il s’agit ici d’une sorte d’invariant du cosmos et l’universalité de ces méthodes, indépendantes des données transmises, peut-être cardinale dans la recherche des messages intelligents.

 

Au passage, les auteurs font référence à l’excellent livre de Stephane Webb, « If the Universe Is Teeming with Aliens…Where is Everybody ?: Seventy-Five Solutions to the Fermi Paradox and the Problem of Extraterrestrial Life. »

Et même si je ne partage en aucune façon les conclusions du bouquin, il faut noter le remarquable travail de recensement des solutions et de leurs implications.

 

NB :

La compléxité de Kolmogorov K(x) d’une chaine de caractères x d’une longueur n est définie comme étant la longueur (en nombre de bits) du programme le plus court qui-partant d’un état initial fixé-générera x et s’arrêtera.

 

Dans le cadre de leurs travaux, les chercheurs utilisent la complexité de Lempel-Ziv pour détecter des structures non aléatoires dans les données de bruit, elle permet en effet de détecter les permutations aléatoires des mots dans le texte. Ils utilisent aussi la loi de Zipf ( la fréquence de tout mot dans un corpus est inversement proportionnelle à son rang dans la table de fréquence) dont l’origine selon son découvreur doit se trouver dans la coadaptation spécifique entre un locuteur (le codeur) et son auditeur( le décodeur), le premier trouvant plus économique d’utiliser un ensemble réduit de mots pour désigner l’ensemble de significations le plus grand, alors que l’auditeur, au contraire souhaiterait introduire des répétitions suffisantes pour minimiser les erreurs de communication.

Where is everybody?

Where is everybody?

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commentaires

xlx 14/03/2016 20:10

:)

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