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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 12:59

Chronique d’une humanité en perdition brûlant ses dernières cartouches.

Les neuroscientifiques font des recherches sur les parcours évolutifs des cerveaux des enfants pauvres et se demandent si les conditions précaires ne formateraient pas les cerveaux de ces enfants ainsi que leurs vies. La réponse est positive !

 

Une traduction rapide des points qui m’ont interpelés. En italique mes commentaires.

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Des différences visibles

Les Etats-Unis ont parmi les taux les plus élevés de pauvreté infantile en dehors du monde développé, avec un enfant sur 5 – 15 millions au total – vivant en dessous du seuil de pauvreté de 24 250$ pour une famille de 4. Les privations économiques ne se résument pas simplement au manque d’argent, évoque Farah. Pour les enfants pauvres, cela va main dans la main avec des différences par rapport aux autres enfants dans la nutrition et les soins prénataux, dans les niveaux d’éducations parentaux, dans le voisinage, et tous les autres facteurs de stress environnementaux. Un des effets les plus frappants est la différence dans la réussite : Dans l’ensemble, les enfants de familles pauvres ont des résultats plus faibles aux tests standardisés, ont les pires notes et vont au collège en beaucoup moins grand nombre que ceux issus de la classe moyenne ou des familles aisées. Et cette différence est croissante.

 

En amenant la neuroscience vous disposez d’un tas d’explications potentielles nouvelles des effets de la pauvreté sur l’enfant, dit Farah. Par exemple, dit-elle, les enfants pauvres ont tendance à avoir des mémoires pires que leurs pairs aisés, en partie à cause des hauts niveaux de stress dans les familles pauvres. La neuroscience révèle pourquoi : Une excentricité conceptuelle du cerveau réside dans l’hippocampe, une structure clé pour consolider la mémoire, apparaît être chargé par le stress des récepteurs hormonaux.

 

Des données précoces révélèrent quelques disparités intrigantes. Farah et ses collègues –incluant alors son étudiante diplômée Kimberly Noble, maintenant professeur de neuroscience et d’éducation au collège des professeurs de l’université de Columbia, le néonatologiste, Hallam Hurt de l’Université de Pennsylvanie- trouvèrent que le Statut SocioEconomique (SES SocioEconomic Status) n’affectait pas la cognition de façon homogène. Les déficits se rassemblaient plutôt dans les fonctions imaginées engager dans des circuits cérébraux spécifiques : par exemple, le langage, certaines dimensions de la mémoire, et la capacité à réguler ses pensées et ses émotions. (ce qui potentiellement est pire car cela provoque un emballement…)

 

Patricia Kuhl experte en langage précoce à l’université de Washington utilisa la MRI fonctionnelle pour conclure que les enfants de 5 ans de Status Socioéconomique faible montraient moins de spécialisation dans une région clé du cortex qui impliquait la lecture. Le groupe d’Helen Neville à l’université de l’Oregon a mesuré les réponses du cerveau, appelées les évènements associés potentiels, pour conclure que les enfants de SES faible de 3 à 8 ans sont plus lents à écouter des entrées auditives spécifiques.

 

La plus part des travaux de ces dernières années, cependant, a souligné des différences structurelles , incluant des découvertes préliminaires dans l’amygdale, qui joue un rôle pour traiter la peur et les autres émotions, et le cortex frontal, impliqué dans la prise de décision et le contrôle de soi. La découverte la plus importante a été que l’hippocampe[1] est plus petit chez les enfants de faible SES.

 

La première étude à rapporter une différence de taille de l’hippocampe provint du Laboratoire de Pollak et elle se basa sur des MRIs de cerveaux et des données démographiques provenant d’un groupe de 317 enfants âgés de 4 à 18 ans, extraites d’une banque de données nationale de croissance des Etats Unis. Deux en plus tard, Joan Luby et ses collègues de l’Université de Washington trouvèrent aussi des hippocampes significativement plus petits parmi 145 enfants pauvres de 6 à 12 ans suivis depuis l’âge préscolaire et comparés avec des enfants ne vivant pas dans la pauvreté.

 

L’équipe de Luby n’avait même pas prévu d’entreprendre l’exploration de comment la pauvreté change le cerveau ; ils le suivaient juste pour rendre compte de cette variable dans leur étude de la dépression et d’autres problèmes psychiatriques. Mais lorsqu’ils ont analysé les nombres, le signal était énorme, dit Luby. « Même si ce n’était pas notre objet d’étude, les données demandaient à ce que nous les suivions. Les chercheurs demandèrent aussi aux enfants et aux parents les évènements stressants de leur vie et évaluèrent comment leurs mères les encourageaient et les accompagnaient dans une tâche de laboratoire. Une analyse statistique montra que les effets de la pauvreté sur le cerveau étaient plus forts chez les enfants dont les mères les soutenaient moins ou subissaient du stress à la maison.

 

L’analyse la plus importante des différences structurelles du cerveau à travers les branches socioéconomiques vint en mars de l’an passé. En examinant les scans MRI de plus de 1000 sujets entre 3 ans et 20 ans d’une banque de données nationale, Noble et al détectèrent un volume de hippocampe plus petit chez les enfants des familles moins éduquées. De façon plus significative, ils trouvèrent des différences dans la superficie des aires du cortex cérébral. Pendant l’enfance et l’adolescence, comme la myéline se forme et les neurones trouvent leurs propres connexions, l’épaisseur corticale diminue et la superficie de l’aire augmente : des études passées ont associé les changement des superficies des aires résultantes avec l’intelligence. Dans l’étude de Noble, en moyenne, chaque année additionnelle de l’éducation parentale était associée avec la croissance de la superficie de l’aire corticale, en particulier dans les parties du cortex dédiées au langage, à la lecture et à l’auto régulation. L’effet est lié aux revenus, en particulier pour les familles les plus pauvres.

L'âge augmentant, le foyer SES (Socio Economical Status) est corrélé avec le volume de matière grise, selon le travail de Hanson et al. Notez cependant un point qui n'est pas mentionné dans l'article, la matière grise totale est plus importante chez les enfants issus de milieux pauvres pour des âges inférieurs à 5 mois, ce qui tendrait à illustrer une compensation "technique" de l'âme collective qui doterait alors les rejetons issus d'un milieu pauvre d'un potentiel plus élevé compte tenu des méfaits prévisibles du milieu…Ce n'est qu'une constatation tout à fait personnelle qui devrait être étayée comme par exemple celle de prendre un enfant issu d'un environnement défavorisé et de lui donner la possibilité de s'exprimer dans un autre environnement…Cela risque de crever les courbes!

L'âge augmentant, le foyer SES (Socio Economical Status) est corrélé avec le volume de matière grise, selon le travail de Hanson et al. Notez cependant un point qui n'est pas mentionné dans l'article, la matière grise totale est plus importante chez les enfants issus de milieux pauvres pour des âges inférieurs à 5 mois, ce qui tendrait à illustrer une compensation "technique" de l'âme collective qui doterait alors les rejetons issus d'un milieu pauvre d'un potentiel plus élevé compte tenu des méfaits prévisibles du milieu…Ce n'est qu'une constatation tout à fait personnelle qui devrait être étayée comme par exemple celle de prendre un enfant issu d'un environnement défavorisé et de lui donner la possibilité de s'exprimer dans un autre environnement…Cela risque de crever les courbes!

Déterminer les causes et les effets

Mais pourquoi la pauvreté change t’elle les structures du cerveau ? Est ce le stress prénatal ou celui de l’enfance ? Moins de possibilités de se développer ? Des parents stressés et moins d’éducation à la maison ? Les toxines comme le plomb ou les pesticides ? La mal bouffe ? Bien entendu les scientifiques ne peuvent pas savoir à partir d’un rat ou d’un singe ce que c’est que de vivre de fin de mois en fin de mois, mais les études sur les animaux ont montré que beaucoup de ces facteurs environnementaux associés à la pauvreté peuvent affecter le cerveau. Le stress et l’éducation maternelle, les médiateurs suggérés par le travail de Luby et d’autres ont des références importantes dans la littérature animale.

 

D’une certaine façon, dit Pollak, c’est une question sans réponse. « Je pense que c’est la pauvreté », explique-t-il. « Les cerveaux des humains sont très résilients et polyvalents, et je pense que nous pouvons vraiment beaucoup tolérer sans perturber le développement. Mais je pense que ce qui arrive avec la pauvreté c’est que toutes ces choses arrivent ensemble pendant de longues périodes, et je pense que c’est pourquoi ces cerveaux d’enfants sont atteints »

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Voilà, peut-être le pourquoi du nivellement par le bas, il faut mettre les institutions (et l’éducation nationale) en phase avec la société…Fabriquons et cultivons donc des crétins, on pourra plus facilement les envoyer au case pipe ou les exterminer. Car vous imaginez, si les pauvres pouvaient sortir de leurs prisons virtuelles mais bien réelles et se mettre à penser…De là à dire que tout cela est orchestré, programmé et vous voilà marqué du sceau de l’infamie et de la conspiration… Car il faut que nos mentors puissent surnager et dominer la mêlée, ces traitres de l’humanité qui enfilent le masque de l’hypocrisie pour considérer ce bas peuple comme des sans dent[4]. De fait, l’apparition sur nos écrans du virus zika se présente finalement comme une sorte de projection avant l’heure, si je peux prendre une image et m’exprimer ainsi, de la souffrance de notre âme collective face à une organisation du monde qui donne la nausée. Celle de Sartre mais aussi celle de cette autre singularité qui fait que l’on prend conscience de son existence, de l’existence et qui ouvre un autre champ, celui des possibles qui rend chaque va-nus-pieds-abruti en être humain averti, en Spartacus potentiel pour entonner les chants rebelles, nouveaux champs du contact ou l’impact marque le devenir. Quelque chose me dit qu’ « une forme invariable des variables, une manière variable de l’invariant, c’est ce qui fonde le schéma hylémorphique[3]. Mais le dispars comme élément de la science nomade renvoie à matériau-forces plutôt qu’à matière-forme. Il ne s’agit plus exactement d’extraire des constantes à partir de variables, mais de mettre les variables elles-mêmes en état de variation continue. S’il y a encore des équations, ce sont des adéquations, des inéquations, des équations différentielles irréductibles à la forme algébrique, et inséparables pour leur compte d’une intuition sensible à la variation. Elles saisissent ou déterminent des singularités de la matière au lieu de constituer une forme générale. Elles opèrent des individuations par évènements ou heccéités, et non pas « objet » comme composé de matière et de forme ; les essences vagues ne sont pas autre chose que des hecceités. A tous égards, il y a une opposition du logos et du nomos, de la loi et du nomos, qui fait dire que la loi a encore « un arrière-goût trop moral ».[2]

 

 

[1] L’hippocampe : Je suggérerai une étude qui consisterait, sur des sujets ayant fait l’objet d’une abduction, à vérifier par fmri cette zone du cerveau ainsi que celle de l’amygdale et du Cortex préfrontal que l’on comparerait avec d’autres sujets « normaux ». J’ai comme l’impression que l’hippocampe est sollicité dans ces phénomènes. Je ferais l’hypothèse que l’hippocampe des abductés est beaucoup plus important que celui d’un sujet normal. Cela pourrait faire partie d’une étude détaillée par fmri de personnes ayant subies des abductions.

Cela rejoint la question de l’intelligence émotionnelle et notamment la question des zèbres. A noter qu’un contrôle conscient à travers des techniques type méditations et autres outils antistress devrait permettre un maitrise efficace du fonctionnement de l’hippocampe et un effet bénéfique sur le cerveau. De ce point de vue la télévision telle que utilisée aujourd’hui est plus un facteur de stress et d’abrutissement et son utilisation devrait être strictement contrôlée notamment pour les enfants en bas âge, voir interdite.

[2]Extrait de Mille Plateaux- Gilles Deleuze et Felix Guattari-Chapitre « Traité de nomadologie : La machine de guerre. »

[3] La forme déforme l’espace en une singularité du voyage !

Creating spacetime shortcuts with gravitational waveforms

http://arxiv.org/pdf/1602.01439v1.pdf

La pauvreté rendrait-elle crétin?
Le warp en mouvement pour un voyage vers l'avant.

Le warp en mouvement pour un voyage vers l'avant.

[4] A mettre en relation avec ce que l’on pourrait appeler de façon prophétique un tribunal international de l’éthique (TIE) qui serait chargé de juger et de condamner les acteurs aux manettes coupables de telles abominations en favorisant par exemple un système mondialisé néolibéral. A force de regarder dans le rétroviseur de la commémoration on en oublie les enfants de salauds d’aujourd’hui qui contribuent à faire perdurer un système proprement eugénique.

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commentaires

m51m51 08/02/2016 06:56

Bonjour lvlexev
Concernant la prise en charge par la sécu je crois que c’est peine perdue car cela ne ferait qu’accroître le déficit de façon exponentielle…Je vois que vous êtes toujours aussi pointu sur les ressources. Merci encore pour cet article concernant la « guerre à la pauvreté ».

lvlexev 05/02/2016 20:24

sinon ça existe, ça, l' overdose de crétins ? j'espère que c'est remboursé par la sécu, la prise en charge parce que moi faut que j'aille consulter, là

lvlexev 05/02/2016 20:16

un article intéressant
http://www.persee.fr/doc/arss_0335-5322_1978_num_19_1_2586

leXav 05/02/2016 15:32

C'est ça. C'est eugénique.
(ce système DOIT disparaitre)

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