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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 22:59

L’horloge de l’apocalypse est fixée aujourd’hui à 23h57 minutes soit l’équivalent de ce quelle avait atteint dans les années 1980 aux pires moments de la guerre froide. En s’informatinternetisant (s’informer via internet), on découvre avec stupeur que la Chine semble avoir elle aussi développé son surfeur des étoiles, une sorte de drone antipotal capable de frapper n’importe quel point de la planète en moins d’une heure et quinze minutes pour une frappe antipodale !

Wu-14
Wu-14

Wu-14

Le Wu-14 voyageant à la frontière de l’espace et de la Terre est un drone capable de rebondir sur l’atmosphère terrestre et voyager entre mach 5 et mach 10. A cette vitesse Wu-14 est capable de manœuvrer et d’éviter sa détection et son traque par les radars et les intercepteurs du système de défense.

Le Wu-14 est une réponse du berger à la bergère, les Etats Unis ayant développées depuis quelques temps des dispositifs similaires et dans ce monde multipolaire, on peut imaginer que la science russe a fait de même depuis quelques temps.

Ce qui me fait dire que nous devons avancer l’horloge de l’apocalypse d’au moins une minute supplémentaire nous mettant à 23h58, un peu ce que la planète a connu en 1953, lorsque l’union soviétique de l’époque testait sa première bombe à hydrogène.

Ce qui m’amène à la question de la furtivité d’une civilisation planétaire. Quel rapport allez-vous me dire ? Eh bien le suivant, depuis l’invention des communications électromagnétiques, la planète fait un bouquant du diable, et c’est bien le cas de le dire car les premiers à faire du « bruit » sont les acteurs du complexe militaro industriel et toutes leurs technologies du « diable », radars à forte puissance etc. qui nous signalent à des années lumière… D’où la question de la furtivité d’une civilisation planétaire car dans un cosmos dont l’observation nous apporte chaque jour la confirmation que la vie, par un principe copernicien appliqué, semble répartie partout et une planète arrivant avec quelques 1,5 milliards de retard… la question de notre solitude dans un cosmos grouillant de vies apparaît à la fois comme une vision erronée égocentrée et un singulier manque de prudence, ce qui m’amène à l’idée suivante. Peut-être la trouverez-vous totalement azimutée et bonne pour la poubelle numérique mais mon devoir de partage et ce fantastique outil qu’est internet me pousse à vous soumettre cet exercice de pensée. Supposons, par une loi cosmique en quelque sorte universelle, qu’il existe une règle à respecter qui serait la suivante :

Chaque forme de vie consciente émanant d’un système planétaire a le droit et le devoir d’évoluer sur sa planète et de la faire évoluer. Cependant, si dans le chemin de son évolution, cette espèce met en danger de façon irréversible son biotope, alors, par une sorte de devoir éthique du maintien de la vie, la possibilité d’intervention est accordée à toute espèce susceptible de la faire perdurer sur le principe du premier arrivé, premier servi. Appelons cette loi, le passage de relai par échec assumé. La civilisation qui en fait les frais est au mieux asservi, au pire éradiquée.

 

Si bien que dans un cosmos grouillant de vie et de compétition, on pourrait imaginer le scénario suivant :

 

Acte 1 : Une planète sur laquelle s’est développée une forme de vie intelligente atteint un certain niveau technologique, une sorte de singularité cosmique, que l’on pourrait designer par le nom de « singularité de la communication ». Elle commence à émettre des ondes électromagnétiques dans l’espace.

 

Acte 2 : L’univers grouillant de vie intelligente, tout ce qui se trouve dans les parages et détecte ce nouvel arrivant converge. Connaissant la « loi de la nature », ils savent qu’ils ne peuvent intervenir directement, d’autant plus que le coin est très fréquenté y compris par de très vieilles civilisations et le moindre faux pas peut-être délicat. Finalement c’est l’occasion de rencontrer quelques « collègues » en toute sécurité, de s’observer mutuellement et de jauger des alliances possibles, des intérêts communs ou des divergences profondes. Ils sont là au cas où, pour observer, étudier voir être les premiers à prendre la main s’il advenait que l’espèce en développement venait à faire une sortie de piste. J’entends par sortie de piste, l’acte irrémédiable qui consisterait à transformer son biotope de façon irréversible en caillou impropre à la vie (armes à plasmas ou autres joyeusetés) et qui donnerait le feu vert au « passage de relai par échec assumé ».

 

Acte 3 : La singularité cosmique, la sortie du berceau ou le coup de trop. La civilisation planétaire en développement commence à prendre conscience du cosmos et de ce qui l’entoure. Elle commence à deviner quelle n’est pas seule et que le bouquant du diable qu’elle entretient depuis quelques temps contribue à la rendre visible. Elle s’interroge sur la possibilité d’un contact et de ses conséquences. Malheureusement, elle n’est peut-être pas encore complètement pacifiée et des tensions internes entre ses différentes composantes peuvent la rendre instable la poussant vers des conflits qui par le biais d’une technologie toujours plus pointue pourraient s’avérer définitifs. D’autant plus que certains visiteurs, non dénués d’arrières pensées seraient près à fournir des technologies qui pourraient justement assurer la domination d’une faction mais aussi conduire à la singularité thanatonique…ou plutôt au « passage de relai » car l’idée n’est justement pas l’élimination de la vie mais la prise en charge d’un biotope selon les lois cosmiques, fussent-elles un peu aidées.

 

Aussi, plutôt que de construire chaque jour qui passe les conditions de notre asservissement ou de notre éradication, il serait beaucoup plus opportun de créer les conditions de notre émergence :

-En réorientant les technologies militaires à des fins civiles pour le bien de la communauté et à l’éveil du bébé humanité : Suppression de la faim et de la pauvreté, Education, et -connaissance de l’univers, développement d’un être au monde cosmique,

-En contrôlant nos alliances éventuelles et en les soumettant à la compatibilité de notre âme collective.

-En développant des contacts avec d’autres civilisations sous le régime du libre arbitre et en cultivant l’éthique du cosmos.

-En baissant la « sono », et en devenant un système planétaire comme un autre perdu dans l’immensité de l’océan cosmique, cultivant notre furtivité comme une qualité précieuse.

 

Cet exercice de pensée est inspiré d’une nouvelle d’Isaac Asimov, The gentle Vultures, Isaac Asimov in Super Science Fiction 1957.

"L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn" - La conscience - Victor Hugo - Une hexagonale découverte!

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