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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 21:27
Le développement des civilisations dans l'univers. Où cela commence t'il?

Le développement des civilisations dans l'univers. Où cela commence t'il?

Ce n’est pas parce que l’on a rien trouvé qu’il faut arrêter de chercher. En effet on pourrait considérer cette hypothétique mégastructure autour de KIC846852 comme un « dispositif virtuel », un dispositif pour émerger. Précisons tout d’abord que cette approche pourrait s’intituler « Comment voir ce qui n’existe pas ou comment faire exister ce qui ne se voit pas dans une question sur la transparence du savoir cosmique. Le dispositif dont il est question ici[0] désigne tout ce qui a, d’une manière ou une autre, la capacité de capturer, d’orienter, de déterminer, d’intercepter, de modeler, de contrôler et d’assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants. Cette mégastructure virtuelle est un « dispositif » imaginal du contact conduisant à une modification d’une procédure de connaissance dans une population donnée, faisant évoluer le référentiel du sens commun par « effet de bord » [1].

 

Conclusions de l’article :

http://arxiv.org/pdf/1512.02388v1.pdf

OPTICAL SETI OBSERVATIONS OF THE ANOMALOUS STAR KIC 8462852

 

"Nous avons mené une recherche de brèves impulsions laser à proximité de KIC8462852 dont l’anormale atténuation a conduit certains à suggérer qu’une mégastructure artificielle pourrait peut-être orbiter autour de l’étoile. Notre étude fut une tentative de détecter tous signaux laser intentionnels transmis par une civilisation extraterrestre dans le système de KIC8462852. Aucun signal périodique optique plus puissant que 67 photons/m2 dans une trame de 25 nanosecondes n’a été détecté.

 

Cette limite correspond à des pulsations optiques isotropiques de 80 zettas joules. Nous pouvons comparer ceci à la constellation des lasers du NIF (National Ignition Facility), qui peut générer des pulsations de quelques nanosecondes et plusieurs millions de joules. Les demandes en énergie pour un signal détectable sont significativement plus élevées que dans notre exemple terrestre et ceci est lié en grande partie à la distance entre la Terre et KIC 8462852,

 

Si, toutefois, des habitants de KIC8462852 souhaitaient viser notre système solaire (Shostak, Villard 2004), l’énergie nécessaire serait fortement réduite. A titre d’exemple, si de tels extraterrestres utilisaient un miroir de 10 m pour émettre les pulsations laser dans notre direction, puis en utilisant un télescope de 10 m pour les recevoir, l’énergie minimum détectable par pulsation serait de 125 000 joules. Si cette pulsation se répétait toutes les vingt minutes, alors le coût en puissance moyenne pour la civilisation émettrice pourrait être un peu moins de 100 watts. Ceci serait d’un coût négligeable pour une civilisation capable de construire une mégastructure suffisamment grande pour être responsable de l’affaiblissement vu de KIC 8462852, en particulier si cette structure était utilisée pour capturer une large partie de l’énergie de l’étoile (environ 1000 yottas watts). Il serait beaucoup plus facile de détecter de tels signaux dirigés intentionnellement vers la Terre plutôt que d’essayer d’intercepter des communications collimatées entre deux systèmes d’étoiles sur un vecteur qui passerait accidentellement par la Terre (Forgan 2014).

 

Alors que la puissance requise pour une transmission radio en bande étroite isotropique détectable de KIC 8462852 est clairement plutôt très élevée (Harp et al.2015), même une focalisation modeste de la part des extraterrestres présumés peut réduire ce nombre de façon substantielle. Si nous faisons l’hypothèse que les extraterrestres utilisent une antenne de la même taille que le télescope radio d’Arecibo à Porto Rico, la puissance du transmetteur minimum détectable (de nouveau, pour des signaux en bande étroite) est de seulement 200 megawatts aux fréquences proches de 1 Ghz, et de 4 megawatts pour des fréquences proche de 10 Ghz. Ceux-xi sont, très clairement et facilement des niveaux de puissance gérables par toute société avancée.

 

La méthode utilisée pour la détection des pulsations optiques dans cette étude présente des avantages significatifs par rapport aux autres méthodes utilisant des photomultiplicateurs multiples. En particulier, un détecteur conçu pour tirer avantage de la distribution de Poisson au niveau des groupes des nombres entre 2 et 4 demande seulement un simple photomultiplicateur, travaille aussi bien avec des détections au hasard et des détections pulsées groupées, se configure et se calibre plus simplement et n’est pas sensible aux diaphonies, élimine les pertes liées aux ruptures de faisceaux, réduit le bruit de fond stellaire à un faible niveau, simplifie le refroidissement du détecteur (si nécessaire), peut-être ajusté selon le compte total, par exemple, n=2 pour les étoiles faibles et n=3 ou 4 pour les étoiles plus brillantes, bénéficie du fait que une largeur de pulsation plus longue demande moins de puissance laser de pic pour une énergie de pulsation donnée, et avec plus d’énergie par pulsation, mais avec la même puissance laser de pic, plus de photons par pulsation peuvent être disponibles pour la détection.

 

L’utilisation de longueurs de pulsation plus longues pourrait amener des avantages significatifs. Considérez le cas d’un laser de 1 MJ avec une pulsation à 1 nanoseconde avec une puissance de pic de 1 petawatt. Si la pulsation était alongée à 50 nanosecondes, la puissance de pic pourrait être réduite par un facteur 50 pour la même dépense d’énergie et le même flux total de photons par pulsation. L’utilisation de lasers transmettant la même énergie mais avec des pulsations plus longues et une moindre puissance de pic peut réduire les couts de l’installation, ainsi que les couts de maintenance et de matériel. S’il y a des raisons économiques et techniques de le faire, les lasers de puissance plus faible multiples pourraient être utilisés pour émettre séquentiellement- épaississant les longueurs de pulsation et peut-être pour disposer de différentes longueurs d’onde pour encoder les data. Il est aussi raisonnable d’attendre que les lasers de puissance plus faible puissent fonctionner avec une meilleure efficacité énergétique. A la fois pour la réception et la transmission, l’utilisation de pulsations de longueurs plus élevées apparaît être une stratégie gagnante.

 

Une civilisation essayant de rentrer en contact pourrait utiliser une gamme de stratégies de transmission, incluant, par exemple, cibler de façon séquentielle plusieurs milliers ou millions d’étoiles. Il est alors plausible que les émissions pulsées dirigées vers les étoiles cibles pourraient être à un taux très bas, c’est à dire << 0,01 pps. Dans ce cas des pulsations non périodiques pourraient pareillement être détectées en utilisant les banques de données de deux ou de plusieurs observatoires. Une fois détectée, les temps d’observation pourraient être allongés pour observer une périodicité. Pour augmenter les possibilités d’une tellle collaboration entre les observatoires, SETI International a commencé à développer un réseau d’observatoires optiques SETI, avec des premiers membres incluant l’observatoire optique SETI de Boquete et l’observatoire Owl du Michigan (Howard 2015) au USA."

 

[0]J’évoque ici un processus de subjectivisation et non de désubjectivisation, la perspective d’une altérité éloignée déclenchant un processus de réappropriation de l’inconnu pour amener à la lumière cet ingouvernable qui est tout à la fois le point d’origine et le point de fuite de toute politique cosmique.

 

[1]Agamben/Lecerf/Corbin/Loubière/Hoyaux.

Altérité se rapprochant par l'écriture.

Altérité se rapprochant par l'écriture.

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