Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 08:04
sonATA- Une nouvelle musique.

sonATA- Une nouvelle musique.

Une nouvelle publication. Traduction rapide.

RADIO SETI OBSERVATIONS OF THE ANOMALOUS STAR KIC 8462852

G. R. Harp1, Jon Richards1, Seth Shostak1, J. C. Tarter1, Douglas A. Vakoch1,2, Chris Munson1

http://arxiv.org/pdf/1511.01606v1.pdf

 

Nous rapportons les résultats préliminaires de la recherche de signaux d’une intelligence extraterrestre en direction de l’étoile KIC8462852. Les observations ont été faites aux fréquences radio entre 1 à 10 Ghz en utilisant le réseau de télescopes Allen. Aucun signal en bande étroite ne fut trouvé à un niveau de 180-300 Jy[1] dans un canal de 1 Hz, ou de signal large bande au dessus de 100 Jy dans un canal de 100 kHz.

 

L’étrange étoile KIC 8462852 (Boyajian et al.2015) étudiée par le télescope spatial Kepler est une étoile de la séquence principale F3 à une distance de 454 parsecs[2] qui apparaît posséder une grande quantité de matière orbitant rapidement autour d’elle. En transit, ce matériel peut obscurcir plus de 20 % de la lumière de l’étoile. Cependant, l’affaiblissement ne présente pas la périodicité attendue d’une exo planète accompagnante.

Alors que l’étoile a une période de rotation de 0,88 jours, l’importante baisse de luminosité apériodique peut durer de 5 à 80 jours, et c’est la première fois qu’un tel comportement a été rapporté [3]. Bien que les explications naturelles devraient être favorisées ; c’est à dire une constellation de comètes perturbés par le passage d’une étoile [4] (Boyajian et al. 2015), ou l’obscurcissement gravitationnel d’une étoile aplatie aux pôles (Galasyn 2015) [5], il est intéressant de spéculer que l’objet occultant puisse signaler la présence de projets d’astro engineering massifs construits dans le voisinage de KIC 846582 (Wright, Cartier et al. 2015).

Plusieurs motivations ont été proposées pour les civilisations extraterrestres de créer des mégastructures orbitant autour de leurs étoiles. Premièrement, des essaims de panneaux solaires pourraient servir à capturer la lumière de l’étoile comme une source d’énergie durable (Dyson 1960). De telles mégastructures peuvent être décelées grâce la lumière de l’étoile réémise dans les longueurs d’onde infrarouge. Sinon, des structures à grande échelle pourraient être construites pour servir d’habitats possibles (par exemple les mondes anneaux) ou des phares de longue durée pour signaler l’existence de telles civilisations à la vie avancée technologiquement dans d’autres systèmes d’étoiles en occultant la lumière de l’étoile d’une manière non caractéristique des corps naturels en orbite (Arnold 2013).

 

Dans l’optique d’une origine artificielle des occultations, nous avons conduit des observations de ce système pour détecter des signaux radios en utilisant le réseau de télescopes Allen (ATA). Ces observations comprennent une recherche des signaux en bandes étroites (0,01-100 Hz) ainsi que des signaux en bandes modérément larges (100 kHz-100MHz).

 

Le ATA est un interféromètre composé de 42 antennes de 6,1 mètres de diamètre, ayant une base maximum d’environ 300 m (Welch et al.2009). Pour ces observations, nous utilisâmes un sous ensemble de 20 antennes, et couvrîmes une gamme de fréquence de 1-10 Ghz, chevauchant la fenêtre des microondes terrestres (Oliver et Billingham 1972).

 

Nos recherches sont basées sur des scénarios conceptuellement différents de transmetteurs extraterrestres supposés. Pour la recherche dans la bande étroite, le transmetteur type est une antenne dirigée vers la Terre avec le but spécifique d’annoncer une présence extraterrestre. Le second type est une radiation incidente résultant d’une propulsion par des transmetteurs puissants émis dans le domaine des microondes (e.g., Marx 1966 ; Benford 2012). Dans ce cas, l’hypothèse est que la matière occultant l’étoile est vraiment due à des mégastructures extensives, alors le vaisseau piloté par les micro ondes pour servir ces structures pourrait par inadvertance être révélé par un signal puissant de large bande.

 

Observations et résultats.

Les observations avec l’ATA furent conduites entre le 15 octobre et le 30 octobre pendant approximativement 12 heures par jour, durant lesquelles d’autres programmes SETI furent mis en attente.

Deux types d’instrumentation radio furent utilisés pour examiner les signaux du système stellaire. SonATA[6] (SETI on the ATA) réalisa une analyse spectrale en presque temps réel de l’étoile de façon entièrement automatisée, suivant immédiatement les signaux candidats détectés (voir Tarter et al.2011) [7]. SonATA était très sensible pour les émissions en bande étroite de largeurs 0,01 et 100 Hz. La rotation diurne et, d’une façon moindre, le mouvement orbital de la Terre introduisent des accélérations relatives entre les transmetteurs dans le système KIC 8462852 et les récepteurs d’ATA qui provoquent une variation temporelle de la fréquence des signaux détectés en bande étroite. Le taux de dérive fractionnel permis pour l’analyse de SonATA est de 1 Hz/sec.

….

Aucune preuve d’un signal persistant venant de la direction de KIC 8462852 ne fut observée dans la recherche de signaux en bande étroite.

.....

Le flux maximum de KIC 8462852 par pas de 100 kHz qui est cohérent avec les observations.

.....

Pour résumer ces observations, nous estimons une limite supérieure pour un flux anormal de KIC 8462852 à 100 Jy dans la bande de 100 kHz au dessus des fréquences présentées. Ces limites correspondent à des puissances de transmetteur radio isotropique de 4 à 7 péta W et de 100 exa W pour les observations en bandes étroite et modérée. Ceci peut-être comparé avec les transmetteurs les plus puissants de la Terre, incluant le radar planétaire de l’observatoire d’Arecibo ( 20 téra W EIRP). Clairement, les énergies impliquées pour un signal de KIC 8462852 sont beaucoup plus élevées que cet exemple terrestre (conséquence directe de la distance de l’étoile). D’un autre côté, ces besoins énergétiques seraient très substantiellement réduits si les émissions étaient émises dans notre direction. De plus, il est utile de noter que toute société capable de construire un essaim de Dyson aura une source d’énergie abondante, comme l’étoile fournit de l’énergie à un niveau de 1000 yotta watts."

 

[1] Bien que le sujet puisse faire penser à un délire scientifique sous l’emprise de drogue, ce ne sont pas des Junkies mais des Janskies…Le jansky (symbole Jy) est une unité de densité de flux spectral ou d’irradiance spectrale qui équivaut à dix à la puissance – 26 watt par mètre carré et par Hertz. Pour situer, le soleil dans la bande des 10 Ghz, ce sont environ 4 000 000 Jy!

[2] 1 parsec = 3,26 années lumière. A noter qu’aucune parallaxe n’est disponible pour cette étoile. La méthode de détermination de la distance est indirecte et donc … plus incertaine!

[3]

Selon une telle signature, mais il existe d’autres cas troublants comme KIC 12557548 et CoRoT-29 !

[4]

Il faut pour cette explication « raisonnable » la fameuse sommation des conjonctions de coordination car il faut :

Une constellation de comètes ET une perturbation par une étoile voisine ET que Kepler observe ce moment particulier.

[5]

[6]

SonATA, une drôle de musique… pour ET qui sonne ou appuie sur la sonnETte.

 

[7]

La réalité rejoint parfois un peu la fiction, « Contact » !

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents

Liens