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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 17:11

Comment peut-on changer d’attitude intellectuelle vis à vis d’un sujet (La question des OVNI et la question extraterrestre) qui semble verrouiller de l’intérieur et qui est inexorablement noyé dans une boue informationnelle où les pires âneries conceptuelles rencontrent la foutrerie des productions sceptiques pour contribuer à une désinformation radicale qui arrange beaucoup de monde. Pour prendre une image, La « Terre est plate vous affirme t’on doctement, rationnellement » et l’hypothèse HET pour expliquer la présence des OVNI dans nos cieux serait complètement dépassée…

Or depuis 1995, date de la première découverte d’une planète extrasolaire, notre science avance de surprise en surprise et ce qui paraissait rare et unique il y a encore quelques années devient maintenant quelque chose de commun, de banal. Associé à cette prise de conscience de l’immensité de l’océan cosmique et des réservoirs potentiels de la vie (intelligente) que sont les planètes, une autre démarche commence à prendre forme, elle s’inspire de l’esprit de nos explorateurs du passé, des Christophe Colomb de l’océan stellaire, prenant conscience des espaces à découvrir et dépassant les postulats « surannés de la Terre plate » (ou ce qui est d’une certaine façon la même chose, « la barrière de la vitesse de la lumière pour voyager entre les étoiles ») tissent l’étoffe du changement de paradigme et cartographie la route du changement, celui qui va nous conduire à sortir de notre berceau Terrestre pour embrasser l’immense complexité du cosmos. Vous savez que d’autres mondes existent et vous commencez à envisager les moyens pour vous y rendre ! Voilà ce qui va changer, dépuceler radicalement la question des OVNIs, car plutôt que d’aller chercher à des années lumières les signes de la présence extraterrestre comme dans cette publication récente s’intéressant à la détection des fuites de dispositifs propulsant des voiles solaires[0], vous allez considérer les manifestations OVNIs comme de véritables traces de véhicules exogènes et considérer leurs expressions comme révélatrices des principes mis en œuvre. C’est à la fois un changement de paradigme EPISTEMOLOGIQUE[1] car cela remet en question la façon d’être et de connaître notre monde mais c’est aussi et surtout un changement de paradigme scientifique et TECHNOLOGIQUE qui appelle au dépassement ontologique.

J’ai a plusieurs reprises évoqués la problématique des exoplanètes et je ne reviendrai pas ici sur ce champ O combien dynamique et prometteur.

Ce qui est plus intéressant ici est de se pencher sur le dépucelage du voyage interstellaire qui est envisagé non plus par quelques hurluberlus mais bien par des acteurs majeurs. J’en veux pour preuve les récentes conférences comme par exemple celle ci, cela date déjà de 2013, mais l’approche est intéressante par les scénarios proposés, non sans humour d’ailleurs, par Peter Schwartz :

« Schwartz suggèra quatre options.

1)Des vaisseaux générationnels---où des mini sociétés s’engagent dans des voyages que seuls leurs descendants accompliront.

2) Des vaisseaux du sommeil---comme dans le film « Avatar, où les voyageurs sont en état d’hibernation.

3) Des vaisseaux relativistes---navigant proche de la vitesse de la lumière, le temps se comprime si bien que les voyageurs peuvent faire l’expérience de seulement 10 années alors que 100 ans se sont écoulés sur Terre.

4)Des vaisseaux de téléchargement . Supposez que nous avons appris comment copier la conscience humaine dans des machines, comme des périphériques. De telles « ipersonnes » seraient capables de contrôler un avatar qui pourrait fonctionner dans un environnement inhospitalier pour les humains. Ils ne seraient pas limiter aux planètes de type terrestre. »

Ce dernier scénario a je crois fait l’objet d’une nouvelle de Simak Clifford ainsi que d’Arthur C.Clarke. A noter que ce mode d’interaction pourrait très bien utiliser par quelques entités exotiques nous rendant visite…

Peter Schwartz poursuit alors et envisage 4 exercices de pensée :

1) Nous sommes plantés dans la boue---Nous ne pouvons ou nous n’aurons pas la capacité de voyager loin.

2) « La galaxie de dieu--- les fidèles déploient leurs croyances en développant des missions interstellaires pour apporterla « bonne parole » aux étoiles ; ils pourraient envisager des vaisseaux générationnels.

3) S’échapper d’une planète mourante---Pour amener des personnes nombreuses vers les nouveaux mondes et ce nouvel espoir demanderait probablement des vaisseaux du sommeil.

4) Les billionnaires dans l’espace---ces multimilliardaires qui désireront dépasser les limites en employant des vaisseaux relativistes, des vaisseaux de téléchargement ou même des vaisseaux allant plus vite que la lumière. »

 

Et puis il y a les acteurs institutionnels, avec notamment ceci, où l’on envisage déjà le logo des futures missions !

Logo d'une future mission interstellaire.

Logo d'une future mission interstellaire.

Certes, il s’agit de projection mais, on sent bien qu’il y a là de l’agitation du quand tictaquera l’horloge du progrès sur la sonnerie du voyage vers l’infini. En attendant l’arrivée de cet Occulte Voyage Non Impossible qui est déjà présent dans nos cieux à l’état imaginal chez l’humain et bien réel chez l’autre, voici quelques document à lire et à conserver sur une solution probable du voyage interstellaire :

 

http://ntrs.nasa.gov/archive/nasa/casi.ntrs.nasa.gov/20110015936.pdf

Et les dernières nouveautés de la NASA

[0]

SETI VIA LEAKAGE FROM LIGHT SAILS IN EXOPLANETARY SYSTEMS

http://arxiv.org/pdf/1508.03043v1.pdf

 

Ici le propos est de détecter des civilisations extraterrestres par leurs modes de propulsion à l’intérieur de leur système. L’hypothèse part d’une utilisation d’une voile de lumière qui équipe le vaisseau spatial, laquelle voile reçoit un faisceau de lumière dans le domaine des microondes 1 Ghz(magnétrons) à 100 Thz (lasers optiques), lequel faisceau est produit à partir de la planète d’origine et ou de destination. On envisage ici uniquement des voyages à l’intérieur d’un système planétaire entre deux planètes qui pourraient être si l’on prend le système solaire comme référence, la Terre et Mars. On trouve ci après une description succincte du dispositif et des « fuites » qui pourraient trahir l’utilisation d’un tel type de propulsion par un observateur éloigné.

Le diagramme montre la fuite probable émanant d’un système de voile de lumière développé pour le transit La Terre – Mars. Le chemin de la voile de lumière est indiqué par la flèche en pointillés de couleur bleue alors que le profil du faisceau est indiqué par l’aire verte. L’incrustation montre le logarithme de l’intensité log I à l’intérieur du profil du rayon, que nous avons imaginé être dans un régime de Fraunhofer (voir Born et Wolf 1999, Kulkarni  et al.2014). Le panneau de droite : Le profil cylindrique du motif d’intensité incidente sur la voile, où l’échelle des coordonnées en x est la résolution angulaire thétaD à la distance de Fresnel dF, et la distance radiale r est à l’échelle de dF. La ligne en tirets r=dF alors que la ligne en pointillés montre la région à l’intérieur de laquelle l’intensité est dirigée.

Le diagramme montre la fuite probable émanant d’un système de voile de lumière développé pour le transit La Terre – Mars. Le chemin de la voile de lumière est indiqué par la flèche en pointillés de couleur bleue alors que le profil du faisceau est indiqué par l’aire verte. L’incrustation montre le logarithme de l’intensité log I à l’intérieur du profil du rayon, que nous avons imaginé être dans un régime de Fraunhofer (voir Born et Wolf 1999, Kulkarni et al.2014). Le panneau de droite : Le profil cylindrique du motif d’intensité incidente sur la voile, où l’échelle des coordonnées en x est la résolution angulaire thétaD à la distance de Fresnel dF, et la distance radiale r est à l’échelle de dF. La ligne en tirets r=dF alors que la ligne en pointillés montre la région à l’intérieur de laquelle l’intensité est dirigée.

Notez que le même dispositif qui accélère permet aussi de freiner. Les vitesses atteintes sont de l’ordre de 100 km/s soit 360 000 km/h, vitesse nécessaire pour circuler rapidement dans le système solaire (150 millions de km en un peu plus de 17 jours).

Les auteurs font l’hypothèse qu’une civilisation domestiquant son système stellaire mettrait en place un tel réseau d’autoroutes entre les planètes à coloniser.

A partir de l’exemple Terre Mars, les auteurs ont modélisé comment serait vu un tel dispositif par un observateur éloigné. L’exemple étudié ici a été choisi sur la base d’une optimisation de l’énergie et des coûts (pas sûr que ce dernier critères soit commun à toutes les civilisations…). Les auteurs montrent qu’il existe une seule fréquence optimale pour ce type d’équipements étant donné l’accélération, la vitesse et la taille de voile choisies qui est dans la bande des microondes, produisant des effets transitoires de 0,1 Jansky à 100 parsecs et des durées de quelques secondes, avec une probabilité de détection de l’ordre de 1 centième par système pour cinq années d’observation.

Les temps optimaux pour rechercher la fuite de système de voile de lumière à partir d’un échantillon simulé de systèmes de transit multiples. Les dix premiers panneaux (systèmes référencés A-J) montrent la distance projetée sur le plan de l’image entre chaque paire de planètes comme une fonction du temps (courbes noires), avec les points noirs mentionnant les minimums locaux de ces fonctions, les périodes pendant lesquelles le faisceau est le plus susceptible de faire face à l’observateur. Nous faisons l’hypothèse que la période de probabilité améliorée est comparable au temps de voyage entre deux planètes (où nous utilisons un couple semblable à Mars et la Terre et nous avons fixé la vitesse à 100 km/s), comme indiqué par les bandes de couleur centrées autour de chaque point. L’opacité de chaque bande de couleur représente la priorité d’un événement donné, qui est pris comme l’inverse du produit de la distance sur la projection par le temps de voyage. Le panneau du bas montre les évènements prioritaires à surveiller.

Les temps optimaux pour rechercher la fuite de système de voile de lumière à partir d’un échantillon simulé de systèmes de transit multiples. Les dix premiers panneaux (systèmes référencés A-J) montrent la distance projetée sur le plan de l’image entre chaque paire de planètes comme une fonction du temps (courbes noires), avec les points noirs mentionnant les minimums locaux de ces fonctions, les périodes pendant lesquelles le faisceau est le plus susceptible de faire face à l’observateur. Nous faisons l’hypothèse que la période de probabilité améliorée est comparable au temps de voyage entre deux planètes (où nous utilisons un couple semblable à Mars et la Terre et nous avons fixé la vitesse à 100 km/s), comme indiqué par les bandes de couleur centrées autour de chaque point. L’opacité de chaque bande de couleur représente la priorité d’un événement donné, qui est pris comme l’inverse du produit de la distance sur la projection par le temps de voyage. Le panneau du bas montre les évènements prioritaires à surveiller.

[1] Je m’inscris ici aux antipodes de ce que l’on peut trouver dans le livre polémique « OVNIS ET CONSCIENCE », et notamment dans la très pénible intervention intitulée « La composante psychique », sorte de salade de fruits ufologique où Eric Zurcher dénonce un « brouillage humain » auquel il contribue de façon MAGISTRALE.

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